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Un refuge de Québec aide des centaines de lapins à être adoptés chaque année

À la mi-décembre, le refuge comptait 20 lapins, et plus de 70 étaient placés dans des familles d’accueil.

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bunnies CTV News Montreal

Cashew est un petit lapin gris et blanc qui tient confortablement dans les mains d’Ann Gingras, bénévole au refuge.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

L’animal n’avait que deux jours lorsqu’il est arrivé à Adoption Lapins Sans Abri (ALSA), un refuge de Québec qui recueille les lapins abandonnés ou maltraités.

Il avait été laissé dehors dans le froid avec sa mère et le reste de sa portée.

«Les lapins sont les troisièmes animaux les plus populaires après les chats et les chiens, mais ils sont les premiers en termes de taux d’abandon», explique Mme Gingras.

Mme Gingras fait partie des quelque 45 bénévoles de l’ALSA.

Cette association à but non lucratif dépend des bénévoles, des recettes de sa boutique et des dons pour fonctionner.

À la mi-décembre, le refuge comptait 20 lapins, et plus de 70 étaient placés dans des familles d’accueil.

Même si cela peut sembler beaucoup, Mme Gingras précise que ce chiffre est loin du record enregistré par le refuge.

«Non, non, loin de là. Nous avons déjà atteint un pic de 140 lapins ici, au refuge», dit-elle.

Mme Gingras explique que les gens ne réalisent souvent pas le niveau de soins dont les animaux de compagnie ont besoin.

Les lapins, par exemple, doivent être stérilisés à l’âge de six mois, une procédure qui peut coûter plusieurs centaines de dollars aux propriétaires.

Si les lapins ne subissent pas cette procédure, ils peuvent devenir agressifs, ne pas utiliser de litière et les femelles courent un risque élevé de développer un cancer de l’utérus.

«Les gens abandonnent simplement leurs lapins au refuge, à la SPCA ou dans la rue, où ils les condamnent à une mort lente et douloureuse», a indiqué Mme Gingras.

Au cours des près de 20 années d’existence du refuge, Mme Gingras a affirmé qu’ils avaient sauvé des lapins de conditions misérables, où soit la reproduction était devenue incontrôlable, soit les lapins avaient de graves problèmes de santé.

«Nous avons eu des lapins qui avaient perdu un œil ou qui avaient des malformations dentaires. Il a fallu leur arracher les dents», explique-t-elle.

À l’ALSA, les lapins grignotent régulièrement des granulés ou des légumes verts à feuilles.

Un lapin nommé Captain Crunch adore manger du chou frisé.

Ils aiment manger et sont des créatures très sociables, explique Mme Gingras, ajoutant qu’ils ne devraient pas toujours être confinés dans une cage.

«Les lapins ne vivent pas en cage. Ils ont besoin de liberté. Ils ont besoin d’espace pour courir, sauter, s’amuser et interagir avec la famille», explique-t-elle.

En 2024, 500 adoptions ont eu lieu au refuge.

Mme Gingras précise que les propriétaires potentiels doivent remplir un formulaire en ligne et payer des frais d’adoption de 200 dollars pour un lapin, ou 100 dollars pour un couple, afin de les encourager à les garder ensemble.

Tous les lapins qui quittent l’ALSA sont également stérilisés.

«Nous voulons vraiment qu’ils aient une vie meilleure», a soutenu Mme Gingras.

Cashew sera finalement proposé à l’adoption, tout comme sa mère, qui a déjà eu une seconde chance dans son foyer définitif.

Olivia O'Malley

Olivia O'Malley

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CTV News Montreal Weekend Assignment Editor and Videojournalist