Un élève de 9 ans de l’école primaire Saint-Alexandre, à Lachute dans les Laurentides, a dû être conduit à l’hôpital après avoir été tabassé par un élève de 6e année mercredi. Sa mère a porté plainte à la police et reproche à l’école de ne pas avoir protégé son enfant avant qu’il ne se retrouve en sang en pleine récréation.
Logan jouait dans la cour d’école au basketball avec son petit frère et son meilleur ami, quand un grand de 12 ans s’est joint à leur partie. Selon ce que racontent les enfants, le garçon de 6e année perdait la partie et était mécontent.
Il se serait alors mis à frapper Logan.
«Mon frère était pris en dessous de ses jambes et il continuait à le frapper», raconte son petit frère au micro de Noovo Info.

Selon ses dires, le jeune de 12 ans aurait fait une «prise de lutte» à son grand frère qui serait tombé tête première sur l’asphalte.
L’enfant de 9 ans saignait abondamment. Il a dû être conduit par ambulance à l’hôpital de Saint-Eustache, où on a confirmé qu’il a fait une commotion cérébrale.
«Il a eu des plaies ouvertes qui ont dû être collées, des hématomes, des bleus à plusieurs endroits, dont le front», affirme la mère de Logan, Noémie Roy.

Le meilleur ami du petit raconte qu’il est tout de suite allé chercher la surveillante pour demander de l’aide, mais que celle-ci n’est pas intervenue tout de suite et surtout pas physiquement.
«Elle ne faisait rien, elle lui disait juste d’arrêter et il ne voulait pas», raconte le petit frère de Logan.
La mère des deux garçons déplore la façon dont la surveillante a réagi, soulignant que de simplement demander aux jeunes d’arrêter n’est pas suffisant.
«Je trouve ça dégueulasse parce que les adultes, dans leur mandat de surveillance, n’ont pas le droit de séparer physiquement des gens. Donc Logan été laissé par terre tant et aussi longtemps que les ambulances ne sont pas arrivées. Mon gars a été laissé là comme une guenille en attendant les ambulanciers», dit-elle, visiblement dégoûtée.

«Je ne demande pas d’utiliser la force, mais au moins d’essayer de faire quelque chose de plus que de demander d’arrêter... Ce n’est pas assez», ajoute-t-elle.
Elle indique d’ailleurs que son enfant a également vécu de la honte puisque lorsqu’il gisait par terre, il se rappelle que les gens riaient autour de lui.
Le Centre de services scolaires de la Rivière-du-Nord n’a pas pu nous accorder d’entrevue, mais précise que le protocole a été respecté. Cependant, Mme Roy affirme ne pas avoir eu de nouvelles de la direction avant que Noovo Info ne commence à poser des questions.
«Ils ont envoyé un courriel à tous les parents de l’école pour dire que par précaution, mon enfant avait été envoyée d’urgence [à l’hôpital]. Mais si ça, c’est une précaution, ça prend quoi que ce soit une urgence?» questionne-t-elle.
Il existe aussi dans cette école, comme dans plusieurs autres écoles du Québec, une aire de «chamaillage» supervisée. Une méthode qui est remise en question par la mère de Logan.
«Faire des coins bataille pour des enfants qui sont supervisés par des adultes... Moi, je ne trouve pas que c’est un geste d’adultes», déplore-t-elle.
Elle pense d’ailleurs changer ses enfants d’école, soulignant qu’elle n’a jamais eu de nouvelles à savoir si l’agresseur de son fils a été sanctionné ou pas.
Noovo Info n’a pas été en mesure de confirmer si une sanction a été imposée au jeune de 12 ans.
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