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Décès de Zachary Miron: des organisations scolaires se rallient au combat des parents

Un total de 21 organisations scolaires se rallient au combat de la famille de Zachary Miron.

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Décès de Zachary Miron: des organisations scolaires se rallient au combat des parents Des organisations scolaires demandent l’interdiction de la vente et de la distribution la distribution de boissons énergisantes aux jeunes âgés de moins de 16 ans.

Des organisations scolaires demandent l’interdiction de la vente et de la distribution la distribution de boissons énergisantes aux jeunes âgés de moins de 16 ans. Cela fait suite au décès de Zachary Miron, 15 ans qui est mort d’une arythmie après avoir consommé une boisson qui s’est mélangée avec sa médication.

Vingt-et-une organisations scolaires comme des fédérations de parents, des syndicats comme la CSN ou encore des établissements d’enseignement, se trouvent derrière cette annonce faite par la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) jeudi dans un communiqué de presse.

Boissons énergisantes: le combat des parents du jeune de 15 ans décédé Les parents de Zachary Miron, ce jeune de 15 ans qui est décédé après avoir bu une canette de Red Bull, sont sortis mercredi satisfaits d’une rencontre avec la ministre de la Santé et des Services sociaux, Sonia Bélanger.

«Comme parents, on ne pense jamais que ce genre de drame peut nous toucher. Aujourd’hui, si nous prenons la parole publiquement, c’est avec la volonté profonde que la perte tragique de Zachary ne reste pas sans portée et contribue à faire évoluer les choses», a indiqué David Miron, le père de Zachary.

Veronica Martinez est la mère de Zachary Miron, décédé en 2024 après avoir consommé une boisson énergisante. Elle a tenu une conférence de presse le 1er avril 2026 à l'Assemblée nationale avec son conjoint, David Miron, et le député de Québec solidai... Veronica Martinez est la mère de Zachary Miron, décédé en 2024 après avoir consommé une boisson énergisante. Elle a tenu une conférence de presse le 1er avril 2026 à l'Assemblée nationale avec son conjoint, David Miron, et le député de Québec solidaire Guillaume Cliche-Rivard. (Jacques Boissinot/La Presse Canadienne)

«On veut que les jeunes soient mieux informés, mieux encadrés quant aux risques de ces produits et que les adultes autour d’eux aient les outils pour intervenir. Si cette initiative peut éviter ne serait-ce qu’un seul autre drame, alors elle doit aller beaucoup plus loin que nous.»

—  David Miron, père de Zachary

Du côté des établissements scolaires, on indique que l’initiative est née «d’un besoin réel, sur le terrain, et d’une responsabilité qu’on ressent profondément», a affirmé Jasun Taparauskas, directeur général de l’Externat Sacré-Cœur qui représente les établissements qui demandent cette interdiction.

La FEEP souligne que cette demande rallie autant des partenaires du privé que du public.

«Ce qui est particulièrement fort dans cette démarche, c’est qu’elle ne vient pas d’une organisation ou d’une position institutionnelle, mais du terrain, d’une famille et d’écoles qui ont décidé d’agir», a déclaré Stéphane Mayer qui est président du conseil d’administration de la FEEP.

Zachary Miron est décédé à l’hiver 2024 alors qu’il était en ski à Morin Heights, dans les Laurentides, avec sa classe. Le mélange entre son médicament pour le TDAH et la boisson énergisante a causé une arythmie qui a entraîné sa mort subite.

Depuis, ses parents mènent un combat pour faire interdire la vente de ces boissons aux moins de 18 ans, sinon aux moins de 16 ans. Ils ont lancé une pétition auprès de l’Assemblée nationale qui a récolté plus de 19 000 signatures depuis sa mise en ligne.

Ils ont également rencontré Sonia Bélanger, la ministre de la Santé le 1er avril dernier.

Hyper dangereux, prévient Milliard

Jeudi, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) et pharmacien de profession, Charles Milliard, a fait savoir que les boissons énergisantes l’inquiétaient depuis «des années». Il serait favorable à des «restrictions» pour les mineurs.

«Prendre trop de boissons énergisantes avec des médicaments contre le TDAH, c’est hyper dangereux, a-t-il déclaré en point de presse à l’Assemblée nationale. Tous les professionnels de la santé vont vous le dire.»

«C’est une discussion que je vais avoir au caucus rapidement, mais le caucus sait très bien que moi, je serais favorable à ce qu’il y ait une restriction sur la vente de ces produits-là aux moins de 16 ans, parce que les effets sont méconnus», a-t-il ajouté.

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a abondé dans le même sens. «On ne devrait pas attendre des décès, a-t-il souligné en conférence de presse à Montréal. Dans le cas des mineurs, on a un devoir envers la protection de la jeunesse.»

De son côté, le chef conservateur Éric Duhaime dit demeurer sceptique. «On demande à être convaincus sur cet enjeu-là, très honnêtement», a-t-il répondu aux journalistes qui le questionnaient à ce sujet, jeudi.

«Est-ce que l’interdiction ou la surtaxation sont des solutions?» a-t-il demandé, ajoutant que, selon lui, «les études sont mitigées quant à l’impact réel que ça peut avoir sur les jeunes».

Avec de l’information de La Presse Canadienne