Société

Les cols bleus de Montréal en grève pour trois jours

Il s’agit de la deuxième grève des cols bleus dans le cadre de la négociation pour le renouvellement de leur convention collective, échue depuis le 31 décembre 2024.

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Les cols bleus de Montréal en grève pour trois jours Les cols bleus de la Ville de Montréal ont entamé une grève de trois jours, mercredi matin à 6h00.

Les cols bleus de la Ville de Montréal ont entamé une grève de trois jours, mercredi matin à 6h00.

La grève du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, durera jusqu’au 18 avril à 6h.

Le litige porte principalement sur les salaires.

Prise dans une situation financière difficile, Montréal offre 11 % d’augmentation sur cinq ans.

«On trouve ça indécent que l’administration de Soraya Martinez Ferrada continue de maintenir le cadre financier à 11 %. Si on accepte ça, c’est de dire qu’on appauvrit nos cols bleus», a affirmé mercredi en point de presse Jean-Pierre Lauzon, président du Syndicat des Cols bleus regroupés de Montréal - SCFP.

«La marge de manoeuvre, il n’en existe pas», avait pour sa part affirmé la mairesse Soraya Martinez Ferrada, lors de la première journée de grève des cols bleus, dans le cadre d’une entrevue au Réseau de l’information (RDI).

«On veut que nos cols bleus aient un salaire décent, qu’ils ne soient pas obligés de faire deux emplois pour arriver avec leur famille.»

—  Jean-Pierre Lauzon, président du Syndicat des Cols bleus regroupés de Montréal - SCFP

Selon le Syndicat des Cols bleus regroupés de Montréal, le salaire moyen d’un col bleu journalier est d’environ 55 000$ par année.

La partie syndicale estime qu’un rattrapage minimum de 7% est nécessaire à Montréal si l’on compare la situation avec d’autres villes similaires au pays.

«C’est illogique, on ne peut pas accepter ça 11%», a réitéré Jean-Pierre Lauzon.

Jean-Pierre Lauzon, président du Syndicat des Cols bleus regroupés de Montréal - SCFP, parle aux journalistes dans le cadre de la grève des cols bleus de la Ville de Montréal, mercredi 15 avril 2026.
Jean-Pierre Lauzon, président du Syndicat des Cols bleus regroupés de Montréal - SCFP Jean-Pierre Lauzon, président du Syndicat des Cols bleus regroupés de Montréal - SCFP, parle aux journalistes dans le cadre de la grève des cols bleus de la Ville de Montréal, mercredi 15 avril 2026. (Noovo Info)

«Je suis une mère monoparentale et mon salaire n’a pas changé depuis 2017», s’est insurgée une manifestante à Noovo Info.

Le Syndicat des Cols bleus regroupés de Montréal affirme faire face à plusieurs départs au cours des dernières années en raison des conditions de travail et de salaire des cols bleus. Depuis 2022, ce sont environ 50 mécaniciens qui ont quitté leur emploi à la Ville de Montréal, selon le syndicat.

La partie syndicale demande aux élus(es) de Montréal de refaire un travail de recherche pour établir «ce qui coûte cher à la Ville de Montréal» et pour voir où il serait possible de libérer de l’argent pour soutenir les cols bleus.

«Coupez dans le gras et vous allez être capable d’aider les cols bleus. Nous avons des cols bleus qui après 20 ans de travail quittent la Ville de Montréal, on a perdu des mécaniciens, on perd nos métiers qui vont travailler à l’extérieur, ce n’est pas logique», a déploré M. Lauzon.

Les services essentiels maintenus

La grève des cols bleus de la Ville de Montréal prévoit des services essentiels. Le personnel sera donc réduit et plusieurs services seront affectés.

«Nos cols bleus sont là pour les citoyens, on ne veut pas nuire aux citoyens, on a réglé des services essentiels pour que tout le monde soit en sécurité à Montréal», a fait savoir M. Lauzon.

Grève des cols bleus de la Ville de Montréal, mercredi 15 avril 2026.
Cols bleus - Montréal Grève des cols bleus de la Ville de Montréal, mercredi 15 avril 2026. (Noovo Info)

La section locale concernée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, représente 6200 membres à la Ville de Montréal, dans 180 titres d’emploi.

Il s’agira de la deuxième grève des cols bleus dans le cadre de la présente négociation pour le renouvellement de leur convention collective, échue depuis le 31 décembre 2024. Auparavant, ils avaient tenu une journée de grève, le 4 février dernier.

Avec des informations de La Presse canadienne.