La gouverneure générale, Mary Simon, a souligné que son retour à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, plusieurs mois après la tragique tuerie de masse qui a frappé la communauté, est une expérience qui restera longtemps gravée dans sa mémoire.
Mme Simon a indiqué mercredi qu’elle souhaitait revenir dans cette localité du nord-est de la Colombie-Britannique pour rencontrer les familles des victimes et les intervenants de première ligne avec lesquels elle n’avait pas pu passer de temps en février.
Elle s’était rendue sur place peu après la tuerie pour assister à une veillée aux côtés du premier ministre Mark Carney, de tous les autres chefs de partis fédéraux et de responsables politiques de la Colombie-Britannique.
«Je viens d’une culture qui croit fermement aux liens entre les gens, et j’ai senti que je pouvais peut-être leur apporter un peu de réconfort en étant présente. Et s’ils voulaient me parler de ce qu’ils vivaient, je l’ai fait», a-t-elle déclaré lors d’une entrevue avec La Presse Canadienne après avoir passé deux jours dans la communauté.
«C’était une tragédie tellement immense que venir ici pour une très courte période (en février) ne me semblait pas juste. J’ai donc ressenti le besoin d’être ici pour faire savoir aux habitants de Tumbler Ridge que les Canadiens de tout le pays n’ont pas oublié», a-t-elle ajouté.
Mme Simon a rencontré certaines des familles des personnes décédées et a avancé que le deuil et le processus de guérison se manifestaient différemment pour chacun.
Elle a ajouté que des mesures de soutien étaient en place pour aider ceux qui en avaient besoin.
«Bien sûr, ils éprouvent encore un immense chagrin après avoir perdu leur enfant. Mais ce sont des gens très résilients, et ils se serrent les coudes en tant que communauté pour surmonter cette épreuve. Et on peut voir leur détermination à aller au-delà de cet horrible événement», a-t-elle mentionné.
Le 10 février, Jesse Van Rootselaar a tué sa mère et son demi-frère chez eux, avant de se rendre à l’école secondaire où elle a tué cinq élèves, une assistante pédagogique, puis s’est donné la mort.
Cette tragédie a placé cette petite communauté sous les feux de la rampe internationale et Mme Simon a indiqué qu’ils recevaient encore des cartes de soutien du monde entier.
«Je pense que cela les aide à traverser cette période de deuil et de guérison. Et vous savez, je pense que ces gestes comptent. Ce sont de petits gestes de gentillesse, et c’est important», a-t-elle soutenu.
Mercredi également, un cabinet d’avocats américain a annoncé qu’il représenterait certaines des victimes et des membres de leur famille dans le cadre de sept poursuites distinctes contre OpenAI et son fondateur, Sam Altman.
La plainte allègue que l’entreprise d’intelligence artificielle n’a pas alerté la police lorsque son personnel a remarqué le comportement inquiétant de la tireuse avec l’agent conversationnel d’OpenAI, ChatGPT.
Sam Altman a déclaré dans une lettre la semaine dernière qu’il était «profondément désolé» que l’entreprise n’ait pas alerté les forces de l’ordre.
Un des avocats représentant les familles a mentionné qu’ils réclameraient plus d’un milliard $ à l’entreprise dans le cadre de ce procès pour homicide involontaire.

