Le Conseil mohawk de Kahnawake (MCK) prévoit se retirer de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) afin de renforcer ses relations avec les gouvernements du Québec et du Canada.
Le MCK considère que sa participation à l’APNQL était déjà «limitée» et ne sentait pas que l’organisation négociait en son nom.
«Nous prenons des mesures concrètes pour garantir que nos relations politiques s’établissent directement avec les deux gouvernements, et que nos voix ne soient pas réduites au silence par ces organisations», a déclaré le grand chef du Conseil mohawk de Kahnawake, Cody Diabo.
Le MCK affirme être préoccupé depuis plusieurs années par le rôle des organisations de défense des intérêts de l’ensemble des peuples autochtones dans les débats politiques. Leurs préoccupations ont été renforcées lors de la dernière réunion entre les Premières Nations et les premiers ministres où l’abolition de la Loi sur les Indiens a été évoquée.
«Toute discussion concernant la Loi sur les Indiens émanera directement des titulaires de droits», a indiqué le grand chef Diabo.
Le Conseil mohawk de Kahnawake souhaite ainsi privilégier un dialogue direct avec les gouvernements du Canada et du Québec, tout en renforçant ses alliances politiques avec d’autres Premières Nations.
«À l’avenir, le MCK défendra directement les intérêts de sa communauté auprès des gouvernements et des autres nations et nous attendons des gouvernements qu’ils entament un dialogue direct avec nous», soutient Cody Diabo.
Le MCK soutient que son retrait de l’APNQL se fera par étapes afin d’assurer la continuité et la mise en œuvre des engagements déjà établis.
