Politique

Réunion entre les Premières Nations et les premiers ministres à Ottawa

Cette rencontre intervient alors que le premier ministre Mark Carney s’efforce d’accélérer l’approbation et la mise en œuvre de grands projets.

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La cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations, Cindy Woodhouse Nepinak, prend la parole à Ottawa le dimanche 25 octobre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE La cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations, Cindy Woodhouse Nepinak, prend la parole à Ottawa le dimanche 25 octobre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Keito Newman)

Les dirigeants des Premières Nations rencontreront le premier ministre Mark Carney et certains premiers ministres provinciaux lundi, à Ottawa, lors d’un événement que l’Assemblée des Premières Nations qualifie d’historique.

Cette rencontre intervient alors que le premier ministre Mark Carney s’efforce d’accélérer l’approbation et la mise en œuvre de grands projets — des efforts qui, selon certains chefs des Premières Nations, menacent leurs droits.

Les tensions entre Ottawa et les Premières Nations ont atteint un pic peu après l’élection de Mark Carney, en 2025, lorsque son gouvernement a adopté une loi visant à créer un nouvel organisme chargé de rationaliser le développement des grands projets et de les approuver dans un délai d’un an.

Les dirigeants des Premières Nations avaient invité tous les premiers ministres provinciaux, ainsi que M. Carney, à une journée de cérémonies dimanche, en amont de la réunion, mais seuls quelques-uns se sont présentés.

La cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations, Cindy Woodhouse Nepinak, affirme que les Premières Nations sont des partenaires de la Confédération et doivent être respectées alors que les gouvernements cherchent à intensifier l’exploitation des ressources et la réalisation de grands projets.

Un collectif de base composé de membres des Premières Nations s’est réuni dimanche dans un centre communautaire d’Ottawa pour élaborer une stratégie de protestation contre cette réunion, en s’inspirant largement du mouvement «Idle No More» de 2012.

Alessia Passafiume

Alessia Passafiume

Journaliste