Un mouvement citoyen s’est créé après la sortie dans les médias de l’histoire de Patsy Van Damme, cette infirmière qui s’est fait tabasser par un patient de l’aile psychiatrique du CHUL le 17 août dernier.
Une centaine de personnes ont prévu participer à une marche citoyenne dimanche après-midi pour dénoncer le manque de sécurité dans le système de santé.
Le cas de Pasty n’est d’ailleurs pas un cas isolé, soutient Raynald Blouin, qui fait partie des organisateurs de l’événement.
«J’ai subi une agression violente d’un patient en août 2020», raconte-t-il.
Il indique avoir fait des plaintes à la CNESST et au ministre de la Santé de l’époque, Christian Dubé. M. Blouin affirme d’ailleurs que ces plaintes ont mené à une intervention du ministre Lionel Carmant, qui a obligé le CIUSSS à avoir un agent de sécurité.
«Santé Québec est arrivé dans le décor en décembre 2024, la première chose qu’ils ont faite, c’est couper l’agent de sécurité. […] Après ça, les agressions ont recommencé parce qu’il n’y avait plus de sécurité pour le personnel. Quand j’ai vu Patsy, ça m’a ramené à mon événement à moi», raconte-t-il.
Il soutient que ses patrons de l’époque lui ont dit qu’il était «grand et fort» et qu’il était «capable» d’assurer sa sécurité.
«Aujourd’hui, je suis invalide. Je vais prendre des médicaments jusqu’à la fin de mes jours à la suite de cette agression. J’ai deux hernies cervicales post-traumatiques», mentionne M. Blouin.
«Ce n’est pas normal de vivre ça en étant travailleurs de la santé»
— Raynald Blouin, organisateur de la marche citoyenne
Le rassemblement pour la «Marche citoyenne pour un système de santé sécuritaire» débutera dimanche à 13h à la Place d’Youville. Les participants traverseront la ville pour se rendre jusqu’à la fontaine de Tourny, située sur la colline Parlementaire.
L’une des organisatrices de l’événement, Sylvie Blanchette, espère que les politiciens donneront leur appui à la cause.
«On ne demande pas qu’ils fassent une qui prennent parole, mais qui viennent nous rencontrer puis parlent avec Patsy parce qu’il va y avoir des choses à changer», dit-elle.
À voir dans la vidéo.

