Au moins 27 familles victimes de l’incendie majeur survenu il y a plus d’une semaine dans le quartier Saint-Michel, à Montréal, n’ont toujours pas été relogées. Des personnes craignent de se retrouver à la rue.
Rencontrés par Noovo Info, les résidents, dont plusieurs sont issus de l’immigration, affirment être incapables de payer pour un logement dépassant largement les 1000$ par mois.
Parmi les sinistrés, un père de quatre jeunes enfants cherche toujours un logement. Travailleur autonome, il dit avoir visité des appartements, mais sans succès.
«C’est vraiment cher et c’est loin de l’école», a déploré le père d’enfants de 10 ans, 7 ans, 3 ans et 20 mois.
L’immeuble ravagé par les flammes abritait une garderie. Retrouver une garderie pour les enfants ainsi qu’un nouveau logement relève de l’exploit, avait souligné un autre sinistré.

D’autres personnes mentionnent que les 5 1/2 sur le marché affichent des loyers allant de 1500$ à 1800$ par mois.
«On est un peu frustré face à la situation», a confié un homme qui résidait dans l’immeuble à logements du boulevard Saint-Michel.
Après l’incendie, plusieurs sinistrés ont temporairement été hébergés à l’hôtel. Or, l’aide allouée est désormais terminée.
Un cri du cœur entendu
Une dame avait dit chercher un logement avec un ascenseur pour sa mère non voyante. Son témoignage a été entendu par le promoteur immobilier Stéphane L’Espérance.
Le promoteur mentionne que, dès le 3 novembre, la dame pourra résider dans un logement «100% adapté pour une personne en fauteuil roulant».
De son côté, l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) assure que les démarches de relogement sont toujours en cours, «en tenant compte de la composition de chaque ménage et de ses besoins particuliers».
«Afin de permettre aux familles avec enfants de demeurer près de leurs écoles ou garderies et d’accéder aux services qu’elles fréquentent habituellement, une nouvelle entente a été conclue avec un partenaire d’hébergement temporaire à proximité», a ajouté l’OMHM dans une réponse écrite. «Notre équipe poursuit les communications avec les ménages concernés pour confirmer les modalités de cet hébergement temporaire.»
Une rencontre de coordination a d’ailleurs eu lieu avec plusieurs organismes communautaires, le CIUSSS et le SPVM afin «de mettre en place des mesures de soutien supplémentaires adaptées aux besoins des personnes sinistrées», indique-t-on.
À voir dans la vidéo.

