Le temps commence à manquer pour des familles qui résidaient dans l’immeuble où s’est produit l’incendie majeur qui a éclaté dans le quartier Saint-Michel, à Montréal. Si elles ne se trouvent pas rapidement un appartement, des personnes craignent de se retrouver à la rue.
Rencontrés par Noovo Info, plusieurs sinistrés sont issus de l’immigration et confient qu’ils ne peuvent se permettre de payer pour un logement de plus de 1000$ par mois.
Une mère monoparentale raconte au micro de Noovo Info qu’elle est temporairement hébergée dans un hôtel. Cependant, à compter de mardi, c’est fini.
«On ne sait pas ce qu’on va faire», a-t-elle laissé tomber. «J’ai visité un appartement, mais il est trop loin et n’est pas abordable pour nous.»
L’immeuble ravagé par les flammes abritait une garderie. Retrouver une garderie pour les enfants ainsi qu’un nouveau logement relève de l’exploit, souligne un autre sinistré.
De son côté, une dame dit chercher un logement avec un ascenseur pour sa mère non voyante.
«Je n’ai plus rien. Je perds tout. Il va falloir qu’on rachète tout», a-t-elle lancé à Noovo Info.
Ses proches ont d’ailleurs lancé une campagne de sociofinancement via GoFundMe.
De son côté, l’Office municipal d’habitation de Montréal a refusé notre demande d’entrevue. Il est donc impossible de connaître le nombre de foyers qui ont été relocalisés.
La propriétaire de salon de beauté refuse de commenter
Rappelons que l’incendie aurait été causé par une cigarette lancée près de contenants d’acétone, qui étaient entreposés à l’extérieur du bâtiment qui abrite un salon de beauté.
Rencontrée sur les lieux de l’incendie mercredi, la propriétaire dudit commerce a refusé de commenter la situation.


