William Grice, de Cobourg, en Ontario, voulait acheter une camionnette à usage intensif pour pouvoir un jour tracter une roulotte à travers le Canada.
En juillet, il a acheté un Chevrolet Silverado 2026 à moteur diesel pour 83 000 $, mais il dit que les problèmes avec le nouveau véhicule ont commencé presque tout de suite.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Le moteur a commencé à faire beaucoup de bruit et quand j’ai coupé le moteur puis relancé, le véhicule a démarré bizarrement et aucun des voyants du tableau de bord ne fonctionnait», a expliqué M. Grice, qui a ramené le véhicule chez le concessionnaire où il l’avait acheté, mais où on lui a dit que le vilebrequin était défectueux et qu’il fallait remplacer le moteur.
«J’étais sous le choc (qu’on me dise que le camion avait besoin d’un nouveau moteur). Je ne savais pas vraiment quoi dire.»
— William Grice
Il a précisé que la camionnette n’affichait qu’environ 2 000 sur le compteur, et il pensait que le concessionnaire le reprendrait et qu’il en recevrait une autre toute neuve en remplacement.

«À ce moment-là, j’ai contacté le service à la clientèle de (General Motors) et j’ai demandé un véhicule de remplacement, mais ils m’ont dit qu’ils ne faisaient pas ça», a-t-il poursuivi.
«C’est une camionnette toute neuve. Ils ont dû enlever toute la partie avant du véhicule, retirer le moteur, en installer un nouveau, puis remettre la partie avant en place. Ça ne sera plus pareil. Ce ne sera plus comme un véhicule neuf. Ils me doivent un véhicule neuf», a-t-il ajouté.
Pas de lois sur les véhicules défectueux au Canada, sauf au Québec
CTV News et W5 ont diffusé un reportage sur le fait qu’il n’y a pas de lois sur les véhicules défectueux au Canada, sauf au Québec. Si on achète un véhicule neuf qui présente des problèmes majeurs, les consommateurs n’ont pas le droit de demander un remboursement ou un autre véhicule.
M. Grice estime que si on achète un véhicule neuf qui présente des problèmes importants, on devrait avoir la possibilité d’obtenir un remboursement ou un autre véhicule.
«Je pense vraiment qu’on devrait avoir une loi sur les véhicules défectueux en Ontario», a-t-il avancé.
«Une résolution positive»
Lorsque CTV News a contacté General Motors, un porte-parole a déclaré qu’ils «travaillent avec les clients pour répondre à leurs préoccupations, en partenariat avec nos concessionnaires autorisés».
«Dans ce cas précis, on est heureux de confirmer qu’on a collaboré à la fois avec le client et notre concessionnaire pour parvenir à une résolution positive», a-t-on fait savoir.

Maintenant, GM a repris le Chevrolet Silverado de William Grice et lui a donné une camionnette de remplacement neuve, ce qui est une excellente nouvelle.
«J’étais vraiment surpris quand j’ai reçu l’appel hier», a-t-il dit.
Les consommateurs doivent savoir qu’il n’y a pas de délai de réflexion en Ontario quand ils achètent un véhicule neuf ou d’occasion; donc, quand on achète une auto, elle vous appartient.
S’il y a des problèmes qui ne peuvent pas être réparés, un fabricant peut accepter de «racheter» un véhicule, mais cette décision lui appartient en dernier ressort.

