De nombreux Canadiens sont toujours coincés en plein cœur du conflit Moyen-Orient. Plus de 100 000 d’entre eux se sont enregistrés auprès d’Affaires mondiales Canada et 2000 ont demandé de l’aide. Mais bien des Québécois se sentent toutefois laissés à eux même.
C’est le cas notamment de Nathalie Boudreau, qui est coincée à Dubaï avec ses deux enfants et son conjoint.
La Québécoise raconte avoir devancé son vol de retour pour finalement le voir être annulé.
«On avait reçu l’avis du gouvernement nous disant de quitter le plus rapidement possible dès que les vols commerciaux s’ouvraient. Et on a reçu ce soir un courriel, qu’on ne voulait pas recevoir, comme quoi notre vol est annulé», explique-t-elle lors d’un entretien avec Noovo Info.
La famille a réussi à se procurer de nouveaux billets pour quitter la région samedi prochain et espère ne pas devoir revivre une annulation. Mme Boudreau a effectué les démarches de son côté et indique que le gouvernement n’offre pas beaucoup de soutien aux ressortissants canadiens.
«On s’est inscrit sur le site du gouvernement pour recevoir les communications. Ce sont des courriels très généraux qu’on reçoit, des informations générales, des numéros de téléphone, des courriels et tout. On nous dit de se préparer sans nécessairement dépendre du gouvernement», dit-elle.
Elle raconte qu’heureusement la situation à Dubaï semble s’améliorer, elle qui a été témoin des interceptions de missiles et de drones dans le ciel.
«Ça va relativement bien, même depuis les derniers jours. Oui, on a encore des interceptions de missiles et de drones, mais c’est quand même moins fréquent», assure-t-elle.
Elle se souvient que le moment le plus difficile pour sa famille a été dans la nuit du 28 février au 1er mars, alors qu’ils ont dû se réfugier dans un corridor pendant des heures.
«On a entendu plusieurs fortes détonations et à ce moment-là, on a reçu un avis sur nos cellules en nous disant de se mettre à l’abri, de s’éloigner des fenêtres également», raconte la mère de famille.
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