Les Canadiens ont jusqu’à vendredi pour présenter une demande afin de recevoir leur part d’un règlement de 500 millions de dollars dans le cadre d’un recours collectif national concernant la fixation des prix du pain. Un avocat du cabinet qui a intenté le recours collectif exhorte toutes les personnes admissibles à demander un chèque.
«Presque tout le monde dans le pays, à condition d’être adulte et d’avoir résidé dans le pays il y a quelques mois, devrait présenter une demande», a déclaré jeudi Me Jay Strosberg, associé directeur du cabinet Strosberg Wingfield Sasso LLP, basé à Windsor, en Ontario.
Le règlement du procès, qui alléguait que Loblaw Cos. Ltd. et sa société mère George Weston Ltd. s’étaient livrées pendant des décennies à un complot à l’échelle de l’industrie pour fixer les prix du pain, a été approuvé en mai par un juge de la Cour supérieure de l’Ontario.
La Cour supérieure du Québec a également approuvé le règlement cette année, et la date limite pour les résidents de cette province pour déposer une demande afin d’obtenir leur part de l’argent est également vendredi.
Le règlement convenu prévoit le versement d’un montant total de 404 millions de dollars par Loblaw et George Weston, tandis que les 96 millions de dollars restants sont déjà pris en compte dans le cadre d’un programme de cartes-cadeaux lancé par Loblaw en 2018 dans le but d’indemniser les personnes qui ont payé leur pain trop cher.
Le procès alléguait que les entreprises se sont livrées à ces pratiques pendant une période de 20 ans, entre 2001 et 2021.
Me Strosberg a ajouté que les Canadiens n’ont pas besoin de prouver qu’ils ont acheté des produits de boulangerie emballés dans les magasins Loblaw pendant la période en question, car son cabinet «croit tout le monde sur parole».
Il a précisé qu’il n’était pas encore possible de déterminer le montant que chaque plaignant recevrait au final, car cela dépendrait du nombre de personnes qui présenteraient une demande. Strosberg Wingfield Sasso s’efforce également de garantir que les demandes frauduleuses soient écartées, a-t-il mentionné.
«Une fois que nous aurons fait le tri, nous aurons une meilleure idée, mais nous prévoyons un montant compris entre 50 et 75 dollars (par personne)», a-t-il dit.
Toute personne ayant déjà réclamé une carte-cadeau de 25 dollars à Loblaw peut également demander à bénéficier d’une partie du règlement global avant la date limite de vendredi, a réitéré Me Strosberg, mais ces 25 dollars seront pris en compte dans le montant total auquel elle aura droit.
«Une fois que nous aurons atteint 26 dollars ou plus, elle recevra la différence. En d’autres termes, elle sera mise sur un pied d’égalité avec tous les autres.»
D’autres grands distributeurs alimentaires canadiens, notamment Metro, Sobeys, Walmart, Canada Bread et Tigre Géant, ont également été accusés de fixation des prix pendant la période couverte par le procès, mais ils ont tous nié toute implication jusqu’à présent.
Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il faudrait pour que ces entreprises offrent des indemnités similaires aux clients touchés par le stratagème présumé, M. Strosberg a répondu: «C’est une excellente question, vous devriez leur poser.»
«Il s’agit d’une seule entreprise qui s’est manifestée et qui a fait ce qu’il fallait en nous accordant une indemnisation raisonnable», a-t-il poursuivi.
«Au cours du premier trimestre de l’année prochaine, nous allons obtenir la coopération de Loblaws, ce qui, nous l’espérons, impliquera tous les autres... Nous allons poursuivre chacun de ces présumés défendeurs et veiller à ce qu’ils rendent des comptes», a-t-il conclu.

