Le propriétaire d’un immeuble à logements à Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie, a été accusé de négligence par le Tribunal administratif du logement (TAL) en février dernier. Malgré ce jugement, il refuse toujours de rénover ses appartements insalubres et menace de vendre son duplex, a appris Noovo Info.
Selon le jugement du TAL, Denis Bourbonnais avait pourtant un délai d’un mois pour entamer les démarches et pour indemniser ses locataires. Or, une mère et sa fille attendent encore de l’argent et les travaux promis.
Pendant ce temps, elles disent vivre dans leur appartement infesté de vermine et de moisissure. Le propriétaire n’aurait d’ailleurs pas prévu d’indemnité pour relocaliser ses locataires afin de réaliser les travaux exigés par le TAL.
Sous le couvert de l’anonymat, les deux locataires disent être épuisées. Elles disent tousser et souffrir d’étourdissements en raison de la moisissure.

En avril dernier, les avocates de la mère et de la fille avaient mis en demeure le propriétaire pour qu’il effectue les travaux de manière urgente.
Me Andrée Bourbeau soutient que le propriétaire a admis qu’il était au courant de la présence de moisissure et d’amiante dans son logement depuis bien longtemps.
Les deux locataires, qui avaient dénoncé la situation à Noovo Info à la fin du mois de février, ont d’ailleurs reçu des insultes sur les réseaux sociaux de la part d’un proche du propriétaire.
Par ailleurs, M. Bourbonnais avait également caché à ses locataires la mauvaise qualité de l’air de l’immeuble, alors que l’un d’entre eux était atteint d’un cancer. Le locataire, qui était le conjoint d’une deux deux locataires, est finalement décédé.

«Je suis épuisée, j’ai mon deuil à vivre à travers ça. On veut partir, mais si on part, on perd tous nos droits», a laissé tomber la septuagénaire.
Interrogé par Noovo Info, Denis Bourbonnais soutient avoir reçu une offre d’achat pour son duplex.
«Je règle ça. J’ai un acheteur qui va faire les travaux», a-t-il déclaré. «Ça va se faire dans les prochaines heures, j’attends des nouvelles de mon avocat», a-t-il ajouté de manière confuse.
M. Bourbonnais avait également été condamné à verser une somme de 35 000$ à ses locataires. Pour le moment, il n’avait payé que 13 000$.
Rencontré par Noovo Info à la fin du mois de février, Denis Bourbonnais avait d’ailleurs lancé devant la caméra que le jugement était de la «bullshit».
À voir dans la vidéo.

