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Abolition du PEQ: des manifestations organisées samedi dans plusieurs villes

Elles sont organisées par «Le Québec c’est nous aussi» — un groupe qui s’est donné comme mission la défense des droits et des conditions de vie des personnes immigrantes au Québec.

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Le ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration Jean-François Roberge, photographié lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, le 5 février 2026, à Québec. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Le ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration Jean-François Roberge, photographié lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, le 5 février 2026, à Québec. (Jacques Boissinot)

Des manifestations sont prévues dans plusieurs villes du Québec, samedi, pour protester contre l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Ces manifestations, appuyées par les centrales syndicales CSN, CSQ et FTQ, auront lieu à 14h à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Saguenay (Chicoutimi), Gatineau et Rimouski.

Elles sont organisées par «Le Québec c’est nous aussi» (LQCNA) — un groupe qui s’est donné comme mission de défendre les droits et les conditions de vie des personnes immigrantes au Québec.

Ces organisations revendiquent une clause de droit acquis pour ceux qui se trouvent déjà au Québec.

PEQ: des professeurs d'université craignent de devoir quitter L'abolition du PEQ, le Programme de l'expérience québécoise, fait réagir jusque dans le milieu universitaire.

«Le but, c’est de montrer que la mobilisation, elle ne s’arrête pas. Le but, c’est d’avoir la clause grand-père», a affirmé en entrevue vendredi Florence Bollet Michel, porte-parole du groupe LQCNA et elle-même travailleuse sociale.

Ce sont, dit-elle, «des drames humains et des drames économiques qui sont en train de se dérouler à travers tout le Québec», avec ces gens qui étaient venus s’installer ici, qui croyaient pouvoir s’y établir pour de bon et qui ne le pourront peut-être pas.

«Ça plonge des familles dans l’anxiété et l’incertitude. Ça plonge des employeurs, de la même façon, dans l’anxiété et l’incertitude, parce que plus personne ne peut se projeter. Et puis c’est cruel», a-t-elle opiné.

Le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, s’est engagé, jeudi, à ce que les quelque 6300 travailleurs de la santé qui pourraient être touchés par l’abolition du PEQ soient sélectionnés en vertu du nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ).

Immigration: Roberge assure que Québec ne «ramènera pas» le PEQ Le gouvernement vise donc à admettre près de 29 000 immigrants économiques en 2026 à travers le PSTQ.

Cet engagement n’est toutefois pas jugé suffisant par les groupes intéressés, qui réitèrent leur demande d’accorder un droit acquis à l’ensemble de ceux qui sont déjà ici sous l’égide du PEQ.

«Ça ne nous rassure pas, parce qu’il n’y a pas que les travailleurs de la santé. Ça ne nous rassure pas. Il a dit beaucoup de choses, le ministre Roberge, donc, maintenant, on ne le croit plus», a laissé tomber Mme Bollet Michel.

Le nouveau programme qui remplacera le PEQ, le PSTQ, permettra à Québec de sélectionner les candidats en fonction des pénuries d’emplois, des besoins des régions et de la maîtrise de la langue française.

Lia Lévesque

Lia Lévesque

Journaliste