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La toilette d'Artemis II est enfin réparée

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Artemis II: décollage réussi, objectif Lune Quatre astronautes, incluant le Canadien Jeremy Hansen, se sont lancés mercredi dans un vol à haut risque autour de la Lune, le premier voyage lunaire de l’humanité depuis plus de un demi-siècle et le coup d’envoi passionnant de la campagne de la NASA en vue d’un alunissage dans deux ans.

Le Canadien Jeremy Hansen se dirige vers la Lune dans le cadre de la mission lunaire Artemis II, après une manœuvre d’injection translunaire (ITL) de près de six minutes qui lui a permis de quitter l’orbite terrestre basse jeudi soir.

M. Hansen, spécialiste de mission pour Artemis II, est le premier non-Américain à voyager au-delà de l’orbite terrestre basse.

À bord du vaisseau spatial Orion, baptisé Integrity par l’équipage, se trouvent également les astronautes chevronnés de la NASA Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch.

Après la réussite de la ITL, Jeremy Hansen a adressé un message aux Terriens.

«Grâce à cette ITL réussie, l’équipage est en pleine forme pour notre voyage vers la Lune, et nous souhaitions simplement dire à tous ceux qui, à travers le monde, travaillent à la réalisation d’Artemis: nous avons pleinement ressenti votre persévérance durant chaque seconde de cette manœuvre, a déclaré M. Hansen au centre de contrôle de mission à Houston. L’humanité a une fois de plus démontré ce dont elle est capable, et ce sont vos espoirs pour l’avenir qui nous portent aujourd’hui dans ce voyage autour de la Lune.»

Après l’intervention de M. Hansen, l’astronaute canadienne Jenni Gibbons, sa doublure, a enlacé son collègue américain Chris Birch au pupitre de communication de la capsule, au centre de contrôle de mission.

Mme Gibbons assure la liaison vocale entre la Terre et l’espace et fait partie de l’équipe qui forme M. Hansen et les autres astronautes aux objectifs clés de la mission.

Elle aurait pris place dans l’espace si Jeremy Hansen n’avait pas pu voler.

Cette mission lunaire historique a été lancée avec succès mercredi depuis le Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, en Floride.

«Nous partons pour toute l’humanité», a déclaré Jeremy Hansen juste avant le compte à rebours final.

Ils ont passé un peu plus d’une journée près de la Terre avant d’allumer le moteur principal pour propulser le vaisseau spatial lors du premier voyage de l’humanité vers la Lune depuis plus de 50 ans.

La lieutenante-générale Jamie Speiser-Blanchet, commandante de l’Aviation royale canadienne, a assisté au lancement mercredi depuis le centre spatial de Floride. Elle a déclaré que l’expérience était émouvante et inspirante.

M. Hansen est membre de l’Aviation royale canadienne depuis plus de 30 ans. Mme Speiser-Blanchet a souligné l’importance pour tous les militaires en service de voir ses accomplissements.

«Il incarne parfaitement ce que signifie servir le Canada, a-t-elle affirmé. Il est un excellent ambassadeur pour le Canada et démontre ce que le travail acharné, le professionnalisme, le leadership et l’humanité peuvent accomplir.»

Ce voyage de dix jours permettra aux astronautes de survoler la Lune et pourrait leur offrir la possibilité d’observer des parties de sa face cachée jamais vues auparavant.

Les futurs projets de la NASA concernant une base lunaire permanente dépendent de ce lancement. L’objectif est de réussir un alunissage d’ici 2028.

Lisa Campbell, présidente de l’Agence spatiale canadienne, a soulevé que cette mission démontrera les possibilités illimitées offertes par la création d’une nouvelle économie sur la Lune et par le transfert des bienfaits de l’espace sur Terre.

La robotique spatiale canadienne, notamment le rover utilitaire lunaire, jouera un rôle important dans l’exploration spatiale lointaine, a-t-elle affirmé après le lancement de mercredi.

Les Canadiens s’intéressent également à la production d’énergie, au positionnement, à la navigation, au chronométrage et aux communications, à mesure que les voyages spatiaux se développent, a ajouté Mme Campbell.

«Il s’agit du premier vol spatial de Jeremy, et nous sommes ravis pour lui. Il est également profondément convaincu que cette mission contribuera à démontrer au monde entier les avantages des vols spatiaux», a-t-elle dit.

Après ce lancement historique, les astronautes ont testé les capacités de la capsule Orion.

La NASA a indiqué mercredi soir qu’ils avaient effectué un test de «manœuvres de proximité pour la piloter manuellement, comme ils le feraient lors d’un amarrage à un autre vaisseau spatial.

Ils ont également pu résoudre un problème qui aurait pu s’avérer gênant durant la mission: les toilettes ont dysfonctionné une fois l’équipage en orbite basse.

Le centre de contrôle a guidé les astronautes à travers quelques astuces de plomberie pour réparer les toilettes lunaires.