Le décollage de la mission Artémis II est prévu pour le 1er avril et la NASA est de plus en plus certaine que le départ, qui a été reporté à plusieurs reprises, se fera à cette date.
L’astronaute David Saint-Jacques explique que le lancement d’une fusée est une opération minutieuse où l’erreur ne pardonne pas et qu’il est donc essentiel que la NASA prenne toutes les précautions nécessaires pour s’assurer que la mission soit un succès.
«Une fusée, c’est un système incroyablement complexe. L’erreur pardonne pas, on ne peut pas se permettre de dire que ça devrait bien aller. Et il faut vraiment que tout le monde, et c’est des milliers de personnes impliquées, soient d’accord. On pourrait prendre une chance, mais pourquoi prendre la chance? On risquerait de le regretter», dit-il en entrevue avec Noovo Info.
D’une durée d’environ dix jours, la mission Artemis II constituera le premier vol habité du programme Artemis. Ce sera un premier voyage vers la Lune en 54 ans et le Canadien Jérémy Hansen fera partie de la mission.
Pour David Saint-Jacques, le retour de l’humanité vers la Lune est historique en soi, mais sera historique également pour le Canada.
«C’est la première fois que quelqu’un qui n’est pas américain s’en va vers la lune. Ah ça, c’est historique pour notre pays. Moi, ça me donne des frissons dans le dos juste le dire», a-t-il lancé en entrevue avec Noovo Info.
Il espère que les lancements Artemis seront un moment «fédérateur» pour l’humanité, alors que l’on vit dans une époque «un peu troublée» au point de vue géopolitique.
«Il y a beaucoup d’anxiété avec l’environnement, mais on est quand même capable les êtres humains quand on travaille ensemble, de faire des choses surhumaines», dit-il.
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