Un récent rapport de cas, qui a examiné de près les terreurs nocturnes «idiopathiques» d’un homme adulte, a révélé qu’une évaluation approfondie et une intervention précoce peuvent aider à prendre en charge cette affection.
Le cas portait sur un homme dans la quarantaine qui souffrait de terreurs nocturnes depuis deux ans, sans cause sous-jacente apparente. Ses terreurs se manifestaient par un comportement violent pendant la nuit, notamment lors d’un épisode inquiétant où il a tenté d’étrangler la personne qui dormait à ses côtés.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
La recherche définit les terreurs nocturnes comme «des parasomnies de la phase de sommeil lent (NREM) se caractérisant par des réveils soudains à partir du sommeil à ondes lentes, accompagnés d’une peur intense, de symptômes autonomiques et d’amnésie». Alors qu’entre 1% et 6,5% des enfants sont touchés par ce trouble, celui-ci est relativement rare chez les adultes, ne touchant qu’environ 2,2% d’entre eux. L’étude souligne également que les terreurs nocturnes sont souvent étroitement liées à des facteurs déclenchants tels que le stress, la consommation d’alcool ou le manque de sommeil.
Toutefois, l’évaluation psychiatrique de l’homme au centre de ce rapport de cas n’a révélé aucun «trouble neurodéveloppemental, trouble anxieux, dépression, trouble de stress post-traumatique, consommation de substances ni stress psychosocial récent».
Ses habitudes de sommeil ont été décrites comme «régulières», sans somnolence diurne excessive, bien qu’il ronflait à l’occasion.
Le cas étudié
Les habitudes de sommeil de cet homme ont été étudiées en laboratoire pendant deux nuits. Au cours de la première nuit, il n’a pas présenté d’épisode, tandis que lors de la deuxième nuit, on a observé chez lui une accélération de la fréquence cardiaque et respiratoire, des cris brefs, le fait de se redresser en position assise et des tentatives de sortir du lit, bien qu’aucun changement n’ait été constaté au préalable au niveau de ses ondes cérébrales ou de sa respiration.
Après avoir reçu un diagnostic de terreur nocturne idiopathique, le patient s’est vu prescrire 0,5 mg de clonazépam le soir, ainsi que des stratégies de prise en charge telles que «l’optimisation de l’hygiène du sommeil, la mise en place d’un environnement de sommeil sécuritaire, la gestion du stress et l’évitement des facteurs susceptibles de perturber le sommeil».
Après un suivi de quatre semaines, il a signalé une diminution de la fréquence de ses épisodes, passant de presque toutes les nuits à une fois par semaine. Comme le médicament lui causait de la somnolence, la dose a été réduite à 0,25 mg.
Lors des suivis effectués quatre et huit semaines plus tard, le patient a indiqué qu’il n’avait plus connu de terreurs nocturnes et qu’il ne ressentait plus de somnolence pendant la journée. Après 12 semaines, il a cessé de prendre le médicament et est resté asymptomatique.
Diagnostic et traitement
Dans la conclusion de l’étude, il est noté que «les terreurs nocturnes chez l’adulte, en particulier celles s’accompagnant de comportements violents, nécessitent une évaluation diagnostique minutieuse afin d’exclure d’autres parasomnies ou événements épileptiques».
Il est également souligné que les études du sommeil menées pendant la nuit, appelées polysomnographies, sont essentielles. Afin de prendre les précautions nécessaires en toute sécurité, on suggère de traiter les comorbidités – c’est-à-dire la présence simultanée de plusieurs troubles médicaux – ainsi que de recourir à un traitement pharmacologique au besoin.
«Ce cas souligne la nécessité d’une reconnaissance et d’une intervention rapides pour prévenir tout préjudice», peut-on lire.

