Marie-Karlynn Laflamme garde le cap sur l’engagement du Parti québécois (PQ) de faire disparaître Santé Québec. «On va y aller graduellement, on va le faire intelligemment, mais pour nous, Santé Québec ne fait plus partie des cartons», a affirmé la nouvelle ministre de la Santé en entrevue avec Noovo Info, vendredi.
Mme Laflamme a tenu à souligner qu’il existe tout de même «de belles choses» au sein de Santé Québec et que certaines d’entre elles seront maintenues, en précisant que le PQ ne veut pas imposer une grande réforme du système de santé.
«On souhaite rendre imputables les gens qui ont déjà été nommés par le gouvernement pour l’être. Pour nous, Santé Québec, c’est un niveau de gestion inutile», a dit la ministre, affirmant recevoir plusieurs commentaires sur la lourdeur du système. «Un objectif du mandat, c’est de décentraliser les décisions, les régionaliser aussi, et ça, ça veut dire une fin du mur-à-mur au Québec.
De vice-rectrice à ministre
Avant de faire le saut en politique provinciale, Marie-Karlynn Laflamme était vice-rectrice de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Elle a fait ses débuts en politique provinciale dans le cadre de l’élection partielle de février dernier dans Chicoutimi, une élection qu’elle a remportée sous la bannière péquiste.
Mme Laflamme a été réélue lors des élections générales du 5 octobre dernier et vient tout juste d’être nommée ministre de la Santé. «C’est un bel accomplissement, beaucoup de fierté, mais aussi beaucoup d’humilité parce que ce mandat est très gros.»
La nouvelle ministre se dit consciente que le secteur de la santé est important pour les Québécois et les Québécoises, et elle affirme vouloir «bien faire son travail». «C’est un mandat d’équipe et ça me plaît énormément. Ça ressemble beaucoup à mes valeurs», a-t-elle ajouté.
Le ministère de la Santé étant un portefeuille clé, Marie-Karlynn Laflamme est consciente de son importance. «En santé, nos décisions ont vraiment un impact direct sur la vie des gens», a-t-elle souligné.
Mme Laflamme s’attend aussi à devoir faire face à des critiques. «Peu importe le ministère, il y a des critiques. Faire l’unanimité, ça ne se peut pas. Déjà quand on comprend qu’on ne sera pas toujours aimée, c’est un pas de fait», a-t-elle affirmé.
La nouvelle ministre de la Santé se dit par ailleurs «prête à entendre les gens sur le terrain pour mettre en place, dans la mesure du possible, les meilleures solutions et les solutions adaptées à chacune des régions».
Une élue, plusieurs chapeaux
En plus d’être députée de Chicoutimi et ministre de la Santé, Marie-Karlynn Laflamme a aussi la responsabilité de la Prévention et des Aînés, en plus d’être ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
«Ma première tâche, c’est d’être députée de Chicoutimi, a-t-elle affirmé. Pour moi, c’est super important d’être toujours ancrée dans la région.»
Si l’élue, de par ses fonctions, sera évidemment moins souvent dans sa circonscription, elle affirme pouvoir compter sur une «super équipe». «Ils vont continuer d’accueillir les citoyens et de faire des rencontres [...]. Et nous sommes cinq députés péquistes dans la région, je ne suis pas seule», a-t-elle conclu.

