Les tendances observées par la Santé publique du Québec laissent envisager une saison de la grippe «potentiellement plus précoce» cette année, et les autorités invitent les Québécois et les Québécoises à se faire vacciner dès maintenant.
«Pour les personnes les plus à risque de développer des complications, la vaccination demeure l’un des meilleurs moyens de se protéger contre les conséquences les plus graves de ces infections», a rappelé mardi la Dre Caroline Quach-Thanh, directrice nationale de santé publique. «Si vous faites partie d’une clientèle visée, je vous encourage à recevoir les vaccins recommandés dès cet automne afin d’être protégé(e) avant la période des Fêtes et au moment où vous en aurez le plus besoin.»
La Dre Quach-Thanh a partagé les plus récents chiffres de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) qui montrent que le pourcentage de positivité des tests pour l’influenza était de 2,7%, une tendance hebdomadaire à la hausse.
«Chaque année, on regarde le nombre de tests positifs sur tous les tests qui ont été faits, et quand ça dépasse 1,96% pour deux semaines consécutives, on dit que la saison semble être bien entamée. Donc, c’est plus précoce que les autres années. Ce n’est pas la plus précoce des années, mais on voit que ça monte quand même de manière tranquille, mais que ça monte déjà», a-t-elle expliqué.
La prise de rendez-vous est donc disponible pour obtenir le vaccin contre la grippe, la COVID-19 ainsi que le virus respiratoire syncytial (VRS). Les vaccins seront administrés à la population à compter du 20 octobre.
Cette année, le gouvernement du Québec vise à vacciner au moins 8 personnes sur 10 parmi les groupes les plus à risque, autant pour la grippe, la COVID-19 que le VRS. L’an dernier, ce taux était autour de 60 %, a précisé la Dre Quach-Thanh.
En quelques heures mardi matin, plus de 100 000 rendez-vous ont été pris pour les virus de l’automne. «C’est nettement plus que l’année dernière. On se rapporte aux premières années COVID comme achalandage, c’est énorme», a commenté Martine Leblanc-Constant, directrice des opérations de santé publique à Santé Québec.
Qui peut recevoir les vaccins?
Le vaccin contre la COVID-19 est notamment offert gratuitement aux personnes suivantes :
- Les personnes âgées de 65 ans et plus ;
- Les personnes immunodéprimées, dialysées ou vivantes avec certaines maladies chroniques ;
- Les personnes hébergées en CHSLD, en maison pour aînés, en ressources intermédiaires, en résidences privées pour aînés ou en milieux collectifs comportant une proportion élevée de personnes aînées et vulnérables ;
- Les femmes enceintes ;
- Les adultes vivant en région éloignée et isolée ;
- Le personnel de la santé.
La vaccination contre la grippe est notamment offerte gratuitement aux personnes suivantes :
- Les personnes âgées de 65 ans et plus ;
- Les personnes vivant avec certaines maladies chroniques ;
- Les personnes de tout âge vivant en CHSLD, en maison des aînés, en ressources intermédiaires, en résidences privées pour aînés, etc. ;
- Les femmes enceintes ;
- Le personnel de la santé.
Le vaccin contre la grippe est aussi offert aux proches qui habitent sous le même toit ou qui sont proches aidants pour : un enfant de moins de 6 mois, une personne de 75 ans et plus, un résident en CHSLD, en maison des aînés, en RPA ou autres, une femme enceinte ou une personne vivant avec certaines maladies chroniques.
La campagne d’immunisation contre le VRS vise notamment les bébés. Le vaccin est offert gratuitement à une certaine clientèle, dont les nouveau-nés. Chez l’adulte, le vaccin contre le VRS est offert gratuitement aux :
- Personnes âgées de 60 ans et plus qui vivent en CHSLD, en maison des aînés ou en ressource intermédiaire ;
- Personnes âgées de 75 ans et plus qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) semi-autonome ou pour les personnes en perte d’autonomie ;
- Personnes âgées de 18 ans et plus ayant subi une greffe de cellules souches hématopoïétiques ou une thérapie cellulaire de type CAR-T au cours des deux dernières années ou une greffe pulmonaire.
Dans certains cas, la population générale peut recevoir certains vaccins, notamment celui pour la grippe, mais il faut débourser entre 30 $ et 50 $ pour l’obtenir.
La Dre Quach-Thanh ne croit pas que le fait qu’une partie de la population doit payer pour le vaccin aura des répercussions majeures sur les urgences, arguant que l’an passé, la vaccination était gratuite et les urgences ont quand même débordé.

