Santé

L’OMS envisage la vaccination contre le papillomavirus dès 4 à 8 ans

Le virus du papillome humain, une infection sexuellement transmissible courante, est la principale cause du cancer du col de l’utérus.

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Pharmacy manager Aylen Amestoy administers a patient with a vaccine protecting against human papillomavirus (HPV) at a CVS Pharmacy in Miami on Sept. 9, 2025. (Rebecca Blackwell / AP Photo)
Aylen Amestoy, responsable de pharmacie, administre à un patient un vaccin contre le papillomavirus humain dans une pharmacie CVS à Miami, le 9 septembre 2025. Aylen Amestoy, responsable de pharmacie, administre à un patient un vaccin contre le papillomavirus humain dans une pharmacie CVS à Miami, le 9 septembre 2025. (Rebecca Blackwell/AP)

Des experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont suggéré mardi d’envisager d’introduire la vaccination de routine contre le papillomavirus humain dès l’âge de 4 à 8 ans, si cette stratégie permet d’améliorer la couverture vaccinale.

Quelque 165 pays ont introduit le vaccin contre le papillomavirus humain (ou HPV, selon l’acronyme anglais), a indiqué aux journalistes le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination (Sage) de l’OMS, Anthony Scott.

Mais «la couverture vaccinale mondiale contre le HPV, qui s’élève à 33%, reste très loin de l’objectif mondial de 90%», a-t-il dit, lors de la présentation des résultats de la récente réunion semestrielle du groupe d’experts.

Le virus du papillome humain, une infection sexuellement transmissible courante, est la principale cause du cancer du col de l’utérus, le cinquième cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes dans le monde, avec 604 000 nouveaux cas et 280 000 décès en 2024, selon l’OMS.

En 2022, l’OMS avait estimé qu’une dose du vaccin contre le papillomavirus offrait une protection similaire à deux doses pour les 9-14 ans.

Sur la base d’un examen des données actualisées, le groupe Sage a conclu, lors de sa réunion, «que le schéma vaccinal à dose unique chez les filles âgées de 9 à 14 ans était désormais l’approche la plus efficace pour atteindre l’objectif mondial de 90 % de couverture vaccinale», a expliqué M. Scott.

Ils ont par ailleurs estimé que «les pays peuvent également envisager la vaccination de routine des filles âgées de 4 à 8 ans si cela est susceptible d’accroître le recours à la vaccination et la couverture vaccinale».

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Il a ajouté que le schéma vaccinal à dose unique «pourrait ensuite être progressivement étendu à d’autres groupes cibles», selon un ordre de priorité.

«D’abord le rattrapage vaccinal des femmes jusqu’à l’âge de 25 ans, puis jusqu’à 30 ans, suivi de la vaccination de routine des garçons âgés de 9 à 14 ans et, enfin, du rattrapage vaccinal des hommes jusqu’à l’âge de 20 ans», a détaillé M. Scott.

La quasi-totalité des personnes sexuellement actives seront infectées à un moment ou à un autre par le virus du papillome humain, le plus souvent sans présenter de symptômes, selon l’OMS.

Dans la plupart des cas, le système immunitaire élimine le virus naturellement, mais l’infection persistante par certains types cancérogènes de HPV peut entraîner des anomalies cellulaires qui peuvent se transformer en cancer, explique l’organisation.