Depuis une semaine, 400 aînés de Repentigny vivent un deuil depuis le congédiement des auxiliaires qui leur octroyaient des soins à domicile.
Les employés ont été remplacés abruptement, alors que deux entreprises en économie sociale spécialisées en aide à domicile n’ont pas été en mesure de renouveler leur contrat avec le CISSS de Lanaudière. Une agence privée qui a obtenu ledit contrat tente présentement de recruter le personnel des coopératives.
«On est traités comme des numéros, on n’est pas des humains, on n’a pas de sentiments. Je ne comprends pas comment quelqu’un peut penser comme ça. Ça ne peut pas être switché en claquant des doigts», a laissé tomber Kate Perron, qui travaillait pour la Coopérative l’Assomption avant de perdre son emploi.
La présidente du Comité des usagers du Sud de Lanaudière, Louise Henrichon, affirme avoir été inondée «d’appels d’usagers et de proches aidants qui étaient révoltés» en raison de la situation.
Pendant ce temps, une dame de 86 ans déplore l’absence d’Éric, l’employé qui s’occupait d’elle.
«Il s’occupait beaucoup de moi. Ça me faisait du bien. Je n’avais pas peur avec lui», a confié Suzanne Daigneault, qui vit chez sa petite-fille depuis cinq ans.
Le comité demande donc un délai de six mois afin de favoriser la transition, un nouvel appel d’offres mieux orchestré et un comité tripartite.
«Un lien de confiance, ça ne se fait pas en criant: “ciseaux”», a ajouté Mme Henrichon.
«C’est traité comme si c’était du commercial. On n’a pas regardé le côté humain, ça a été oublié. On n’est pas un meuble», a renchéri Huguette Plouffe, présidente de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées à la MRC de L’Assomption.
La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a refusé de commenter l’histoire en raison de la Loi sur les contrats publics.
Noovo Info a tenté de joindre l’agence privée, mais n’avait pas obtenu de réponse au moment d’écrire ces lignes.
À voir dans la vidéo.

