La porte-parole de Québec solidaire (QS), Ruba Ghazal, s’est engagée vendredi à offrir aux Québécois et aux Québécoises un service public de transport par autobus pour relier les régions du Québec.
Aux côtés d’Étienne Grandmont, député sortant et candidat de QS dans Taschereau, Mme Ghazal a affirmé qu’il était devenu «infernal» pour les gens de se déplacer en région. «Les compagnies privées d’autobus ont délaissé les usagers, ils ont coupé dans les services faute de rentabilité financière», a-t-elle exprimé.
Québec solidaire a mis en lumière la fin des trajets en autobus, entre autres, entre Tadoussac et Chicoutimi et en semaine entre Sherbrooke et Montréal.
«Ça n’a aucun sens qu’en 2026 on en soit rendu là [...]», a souligné Mme Ghazal, ajoutant que le transport interurbain était un service essentiel pour plusieurs clientèles, dont les jeunes, les travailleurs et les aînés.
Rachat et investissements
QS veut acheter les entreprises de transport interurbain qui opèrent actuellement pour créer un nouveau réseau public. Le parti est d’avis que la création d’un tel service permettra non seulement d’étendre le réseau, mais de le rendre plus efficace et plus abordable.
«On achèterait ces entreprises-là, il y aurait une discussion, une négociation» et «on ajouterait 40 millions $ par année pour le rendre abordable et l’étendre», a indiqué la porte-parole solidaire.
Le réseau de transport interurbain par autocar au Québec a diminué de 85 % dans les 40 dernières années, selon des données de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).
«L’État a les moyens que le privé ne peut pas offrir, même si la demande existe», a précisé Étienne Grandmont. «Si demain matin on ajoute plusieurs départs par jour pour toutes les destinations et qu’on organise un réseau public bien structuré, beaucoup de gens vont trouver que ça devient une alternative intéressante à la voiture.»
Avec des informations de La Presse canadienne.
