Les promesses électorales du PQ

Défaite du Bloc québécois dans Chicoutimi: «des pommes et des oranges», dit PSPP

Que veut dire cette défaite pour le mouvement souverainiste? 

Mis à jour le 

Publié le 

Coût de la vie: le Parti québécois abolirait la TVQ sur la vente de biens usagés Après le Parti conservateur du Québec, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon s’est aussi engagé à abolir la TVQ sur la vente de biens usagés dès le lendemain de son élection. Une mesure pour «donner de l’air à la classe moyenne», a-t-il ajouté.

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon minimise la défaite du Bloc québécois dans Chicoutimi—Le Fjord et soutient que son parti fera des gains dans cette région le 5 octobre.

Lundi soir, le libéral Daniel Gobeil a remporté haut la main l’élection partielle fédérale qui se tenait dans Chicoutimi, pourtant un terrain fertile aux souverainistes.

La candidate bloquiste, Caroline Dubé, a terminé deuxième, très loin derrière M. Gobeil. Comment interpréter les résultats? Que veut dire cette défaite pour le mouvement souverainiste?

«Je n’ai pas nécessairement d’interprétation, a réagi M. St-Pierre Plamondon, mardi. Il n’y a pas vraiment de parallèle à faire. (...) C’est vraiment des pommes et des oranges.»

S’appuyant sur des sondages internes, il s’est dit convaincu que le PQ fera élire des députés au Saguenay—Lac-Saint-Jean le 5 octobre, jour des élections générales au Québec.

«Lorsque les Québécois se posent la question: “Est-ce qu’on veut vraiment 12 ans de la Coalition avenir Québec (CAQ)”, la très grande majorité répond non», a-t-il soutenu.

Détaxer les produits usagés

M. St-Pierre Plamondon était dans la circonscription de Trois-Rivières, où se présente la cheffe de la CAQ Christine Fréchette, pour parler du coût de la vie.

Il y a annoncé son intention d’abolir la taxe de vente du Québec (TVQ) sur les biens usagés, reprenant pour l’essentiel une proposition du Parti conservateur du Québec (PCQ).

La mesure coûterait entre 500 et 700 millions $ par année à l’État.

Le chef péquiste a donné l’exemple d’un Québécois qui achète une voiture usagée à 28 000 $. Selon son calcul, le retrait de la TVQ lui ferait économiser 2800 $.

En point de presse, il s’est défendu de piger dans les idées conservatrices, affirmant qu’il s’agissait d’abord et avant tout d’une «bonne politique».

«Est-ce que c’est une bonne politique d’aider des ménages, puis d’acheter Québécois, d’acheter usagé de sorte qu’on ne mette pas aux poubelles inutilement des biens?

«Si la réponse c’est oui dans la population, ce n’est pas surprenant qu’à la fin, il y aura plusieurs partis, sauf la CAQ, qui vont tenter de faire à peu près une mesure dans ce sens-là», a-t-il dit.

Caroline Plante

Caroline Plante

Journaliste