Les promesses électorales du PLQ

Le PLQ veut rendre les parcs de la Sépaq gratuits... pour tous les Canadiens

Coût de la mesure: 50 millions $ par année.

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Le Parc national des Hautes Gorges-de-la-Rivière-Malbaie. LA PRESSE CANADIENNE/Justin Tang Le Parc national des Hautes Gorges-de-la-Rivière-Malbaie. LA PRESSE CANADIENNE (Justin Tang)

Un gouvernement du Parti libéral du Québec (PLQ) rendrait gratuit l’accès quotidien aux 23 parcs administrés par la Sépaq, et ce, pour tous les Canadiens.

Le chef libéral Charles Milliard en a fait l’annonce samedi au Parc national de Plaisance, en Outaouais. Coût de la mesure: 50 millions $ par année.

En instaurant la gratuité dans les parcs de la Sépaq, le PLQ dit vouloir «démocratiser le plein air» et rapprocher les Québécois de la nature et de leur territoire.

Cette mesure s’inscrit également dans la volonté du parti de miser davantage sur la prévention en santé, a indiqué M. Milliard.

«Il faut qu’on puisse (...) faire de l’activité physique, s’aérer l’esprit, améliorer notre santé mentale et profiter d’endroits exceptionnels comme ici», a-t-il déclaré.

La gratuité serait également offerte aux résidents des autres provinces et territoires canadiens.

«C’est un outil qui sert à bâtir des alliances, mais qui est un moteur de développement économique et touristique important aussi», plaide le chef libéral.

«Je veux que les gens (...) se disent: “Bien, mon Dieu, les parcs nationaux au Québec sont gratuits, on se sent les bienvenus, on a envie de venir ici”.

«Et ces gens-là vont manger, déjeuner, dîner, souper dans la région, vont réserver une chambre d’hôtel. (...) Donc, c’est un message politique, mais économique aussi», a-t-il insisté.

Par ailleurs, un gouvernement libéral redonnerait aux établissements d’hébergement la liberté d’offrir directement à leur clientèle un meilleur tarif que ceux offerts sur les plateformes en ligne.

Toute clause contractuelle empêchant un établissement d’offrir de meilleures conditions directement à sa clientèle serait réputée nulle ou inopposable.

La mesure viserait autant les clauses de parité dites «étendues» que les clauses «restreintes», afin qu’un hôtelier puisse notamment offrir un meilleur prix sur son propre site.

Les plateformes de réservation conserveraient pleinement leur rôle de distribution.

Développement minier

Charles Milliard, qui répète vouloir une «culture du “Oui” économique», ne s’est pas engagé, samedi, à promouvoir le projet de mine de graphite à ciel ouvert La Loutre, en Outaouais.

«Il n’y a aucune acceptabilité locale (...) à ce stade-ci, a-t-il dit constater. Dans l’état actuel des choses, on n’a pas l’intention de soutenir ce projet.»

Or, il n’imposerait pas de moratoire aux claims miniers dans la région.

Rappelons que les claims permettent à une entreprise d’avoir le droit exclusif d’explorer le sol. Le nombre de claims actifs au Québec est passé de 182 000 en 2021 à plus de 350 000 en 2026.

«On n’a pas l’intention d’imposer un moratoire; on a l’intention de regarder chaque projet à sa face même avec ses considérations financières, sociales, politiques», a déclaré M. Milliard.

«Je préfère une mesure un peu personnalisée à chacun des projets pour évaluer qu’est-ce que ça signifie pour les localités», a-t-il ajouté.

L’Outaouais est l’une des régions ayant connu une hausse fulgurante de claims. Ces derniers se trouvent souvent dans des zones touristiques, près des lacs ou des lieux de villégiature.

Dans les dernières années, la Société pour la nature et les parcs (SNAP) avait déploré que des projets d’aires protégées étaient bloqués par des claims.

Même sans moratoire sur les claims, M. Milliard a dit samedi qu’il lui semblait possible d’atteindre la cible de 30 % de milieux naturels protégés d’ici 2030.

Caroline Plante

Caroline Plante

Journaliste