Le Parti libéral du Québec (PLQ) n’a pas de plan particulier pour améliorer l’accès à un médecin de famille, sinon que de miser sur la télémédecine.
Interrogé à ce sujet en mêlée de presse à Sherbrooke jeudi, le chef libéral Charles Milliard a confirmé ne pas s’être fixé d’objectifs précis.
«On ne peut pas promettre en ce moment un médecin à tous les Québécois. C’est malhonnête de faire ça», a-t-il déclaré.
La veille, à Radio-Canada, il avait dit être «tombé en bas de sa chaise» en entendant la cheffe caquiste Christine Fréchette réitérer une telle promesse.
«C’est du populisme que Mme Fréchette essaie de faire parce qu’elle est en dégringolade», a-t-il martelé jeudi.
«Dans le contexte actuel avec la relation délétère qu’ont eue le gouvernement et les médecins, ce n’est pas la mesure à promettre», a-t-il ajouté.
Pour améliorer l’accès aux médecins de famille, le chef libéral mise sur la plateforme publique de télémédecine qu’il compte implanter une fois élu.
«L’accès à la télésanté va révolutionner la façon d’avoir accès à un professionnel de la santé», a-t-il prédit. Le PLQ promet également de redorer le blason des CLSC.
«On élargit les points d’accès aux services de santé, entre autres avec la télésanté, entre autres avec le CLSC comme un point d’ancrage plus sérieux.»
L’accès aux médecins de famille pourrait aussi s’améliorer en «investissant davantage en prévention pour qu’à terme on ait moins de consultations médicales», selon M. Milliard.
Il y a quelques jours, Mme Fréchette a réitéré l’engagement d’offrir une inscription pour tous les Québécois auprès d’un médecin ou d’un groupe de médecine familiale (GMF).
La Coalition avenir Québec (CAQ) avait déjà pris ce genre d’engagement en 2018, puis en 2022, sans jamais parvenir à son but.
À l’instar du chef libéral, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, est également resté prudent dans les derniers jours sur la question de l’accès aux médecins.
À défaut de promettre un médecin pour chaque Québécois, le PQ s’engage à investir dans les CLSC et à former 200 médecins de plus annuellement.

