Le chef conservateur, Éric Duhaime, a présenté des engagements en éducation, disant ne pas être «scandalisé» par un prétendu «système à trois vitesses» et viser un «système à 1000 vitesses» adapté pratiquement à chaque élève.
Le Parti conservateur du Québec (PCQ) dit souhaiter accorder davantage de pouvoirs aux écoles dans l’offre de programmes, de même que dans la gestion du personnel et le transport scolaire.
Pour ce faire, il soutient qu’il «financerait directement» les écoles, et réduirait le nombre de centres de services scolaires à 17 – comparativement à 61 centres actuellement, selon le site de la Fédération des centres de services scolaires du Québec – en réorientant leur rôle sur le soutien et la coordination.
Aussi, le PCQ ferait en sorte que le lieu de résidence ne serait plus le critère prépondérant dans le choix d’une école. Une famille pourrait ainsi inscrire son enfant dans un établissement d’un quartier ou d’une municipalité voisine si celui-ci répond mieux à ses besoins, a-t-on soutenu.
La formation d’Éric Duhaime chercherait également à alléger la charge administrative des enseignants.
Il s’agirait d’une réforme d’abord déployée sous forme de projets pilotes dans des régions ciblées afin d’adapter le modèle aux réalités locales, particulièrement dans les milieux moins densément peuplés.
«Donc, vous devinez que le Parti conservateur ne va pas répéter le slogan syndical qu’on entend beaucoup ces jours-ci de l’école à trois vitesses. Ça ne nous scandalise pas. On pense que trois vitesses en fait, ce n’est pas assez», a lancé le chef conservateur samedi matin, à Lévis.
«À l’école, chaque élève doit pouvoir aller à sa vitesse à lui. Ce qu’on devrait viser comme société, c’est un système à 1000 vitesses où il y a une vitesse ou à peu près pour chaque élève», a-t-il ajouté.
Plus de concurrence dans la production de l’électricité
Alors que la cheffe de la Coalition avenir Québec, Christine Fréchette, s’est engagée à maintenir le plafonnement des tarifs d’Hydro-Québec à 3 % pour les clients résidentiels samedi, le Parti conservateur n’a pas voulu s’engager sur cette voie.
Aux côtés de son chef, le candidat conservateur dans la circonscription D’Arcy-McGee, Adrien D. Pouliot, a fait valoir que cette question prend en compte «beaucoup d’enjeux» et que le parti attend de voir les effets de l’entente sur Churchill Falls.
M. Pouliot a toutefois affirmé que le PCQ estime qu’il devrait y avoir de la concurrence dans la production d’électricité, évoquant notamment de remplacer le gaz naturel en provenance des États-Unis par du gaz naturel québécois.
«En fait, la concurrence pourrait même conduire à la baisse des prix parce que ça va exercer une pression. Les autres formes d’énergie pourraient créer une concurrence qu’on n’a pas présentement avec un monopole public», a renchéri M. Duhaime.
Tramway de Québec: Duhaime veut une mise sur pause
Éric Duhaime s’est par la suite dirigé vers l’Assemblée nationale où une manifestation contre le tramway de Québec se tenait samedi après-midi.
Sur place, le chef du PCQ a réclamé la mise sur pause du projet. Il a également répété que le projet n’avait pas d’acceptabilité sociale.
«On n’est pas ici pour bloquer, mais on est ici pour faire entendre la voix des gens de Québec.»
— Éric Duhaime
Le chef conservateur a indiqué lors d’une mêlée de presse qu’il souhaite savoir les coûts du projet avant la poursuite de celui-ci.
Il a ajouté devant les journalistes qu’il aurait préféré qu’il y ait un référendum sur la question.
Après la manifestation, M. Duhaime devait ensuite se rendre au Festival western de St-Tite.
