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«On dirait des boxeurs au 12e round»: PSPP décrit l’état des chefs en fin de campagne

À l’approche du scrutin, la fatigue s’est installée et, selon le leader du PQ, «on le voit dans les visages des chefs».

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«On dirait des boxeurs au 12e round»: PSPP décrit l’état des chefs en fin de campagne Entrevue: le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, estime que rien n’est plus éprouvant qu’une campagne électorale.

À quelques jours du scrutin et après avoir parcouru le Québec pendant plus d’un mois pour tenter de convaincre les électeurs, Paul St-Pierre Plamondon estime que rien n’est plus éprouvant qu’une campagne électorale. Le chef péquiste affirme d’ailleurs que la fatigue s’est installée chez tous les chefs de parti, qu’il compare à des «boxeurs au 12e round».

«PSPP» s’est prêté à une longue entrevue avec le chef d’antenne de Noovo Info Québec Jean-Simon Bui, dans laquelle il soutient qu’il n’y a «rien de pire qu’une campagne électorale».

«Tu ne contrôles pas ton agenda. J’ai soupé avec mes enfants hier, mais c’était la première fois que je les voyais en six jours.»

—  Paul St-Pierre Plamondon

M. St-Pierre Plamondon affirme d’ailleurs que la fatigue s’est installée chez tous les chefs de parti, soulignant que le défi est égal pour chacun de ses adversaires.

«On le voit dans les visages des chefs, ça ressemble plus à des boxeurs au 12e round», a lancé M. Plamondon.

Il souligne toutefois que l’épuisement n’excuse pas les erreurs en campagne électorale. Grand fan du film Gladiateur, le chef péquiste estime que peu importe le parti politique, «il faut rentrer dans l’arène avec la même vision qu’un gladiateur».

Il a d’ailleurs avoué avoir reçu quelques «coups bas» de la part de ses adversaires, notamment dans le dossier de l’immigration et du référendum.

Immigration

Interrogé sur la place accordée à l’immigration dans la campagne, Paul St-Pierre Plamondon a rejeté les accusations voulant que son discours alimente «un climat de peur».

Le chef péquiste soutient plutôt que ses rivaux cherchent «en désespoir de cause» à déformer ses propos sur les seuils d’immigration qu’il a présenté lors de la campagne.

«Si vous écoutez correctement mes points de presse, le ton est somme toute très didactique. C’est intellectuel sur les politiques publiques», a-t-il affirmé.

Selon lui, le Québec doit revenir à un modèle d’immigration «durable» et «viable» comme c’était le cas dans les années 1980 et 1990, lorsqu’Ottawa n’avait pas «saccagé le modèle» québécois.

«À ce moment-là, on était à 35 000 et le niveau temporaire était en bas de 100 000, mais le français ne reculait pas, il n’y avait pas de crise du logement, il n’y avait pas d’enjeux», dit-il.

Référendum

Le chef péquiste soutient également que ses adversaires ont tenté de jouer sur la peur concernant son projet de référendum lors de la campagne. Il assure toutefois que la crainte est de moins en moins réelle.

«Plus la campagne de peur des fédéralistes devient grotesque et caricaturale, moins les gens ont peur», a-t-il lancé.

Il encourage d’ailleurs les Québécois à ne pas avoir peur de s’exprimer et de réfléchir sur la séparation du Québec.

«N’ayez pas peur de la liberté», dit-il.