Les mesures de sécurité entourant Le grand débat des chefs présenté sur Noovo et Crave mercredi, à l’instar des autres événements du genre, sont réglées au quart de tour afin d’éviter tout débordement.
DOSSIER | ÉLECTIONS QUÉBEC 2026
Le collaborateur aux affaires policières de Noovo Info, Yannick Dion, rappelle d’ailleurs que les préparatifs sont souvent abordés des semaines, voire des mois, avant la tenue de ces rendez-vous télévisuels politiques.
En entrevue avec Noovo Info, l’ex-directeur adjoint des Enquêtes criminelles à la Sûreté du Québec (SQ) révèle que cette planification prend la forme d’un «triangle de protection».
«Ça passe par le renseignement, la vigie, l’analyse des risques au quotidien, et la protection des équipes rapprochées», a expliqué M. Dion.
«C’est un très gros dispositif qui vise la protection des cinq chefs en campagne électorale.»
— Yannick Dion, ex-directeur adjoint des Enquêtes criminelles de la SQ
Et malgré la complexité apparente du processus, le collaborateur de Noovo Info assure que les équipes derrière celui-ci sont très bien rodées.
Attentat du Métropolis: un avant et un après
Yannick Dion relève que les mesures de sécurité assurant la protection des chefs politique en campagne ont bien changé depuis l’attentat du Métropolis en 2012.
Un tireur avait tenté d’entrer à l’intérieur de la salle de spectacle après l’élection de la cheffe péquiste Pauline Marois et avait tué un homme, en plus d’en blesser un autre.
«Ç’a été un point de bascule. Aujourd’hui, les cinq chefs sont protégés. Historiquement, c’était juste le chef sortant qui était protégé par la Sûreté du Québec. Maintenant, on a élargi le dispositif pour l’appliquer à l’ensemble des cinq chefs. Ils ont tous la même protection», révèle M. Dion.

