Élections Québec 2026

La jeunesse libérale veut être prête en vue de la campagne électorale

17 résolutions devraient être débattues par les membres de la Commission-Jeunesse.

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Quebec Liberal leader Charles Milliard, right, introduces former head of the Chamber of Commerce of Metropolitan Montreal Michel Leblanc as the party's candidate for the southwest Montreal riding of Marguerite-Bourgeoys in Montreal on Wednesday, Aug.... Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard (à droite), présente Michel Leblanc, ancien président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, comme candidat du parti dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys, située dans le sud-ouest de Montréal, le mercredi 5 août 2026, à Montréal. La Presse Canadienne (Christinne Muschi)

La jeunesse libérale se donne rendez-vous toute la fin de semaine à l’occasion du 44e Congrès-Jeunes du Parti libéral du Québec (PLQ) qui se tient à Saint-Lambert, en Montérégie. L’objectif est de s’assurer que les jeunes recrues soient prêtes à affronter la prochaine campagne électorale qui avance à grands pas.

Plusieurs ateliers ponctueront la fin de semaine afin de former les jeunes libéraux à la gestion d’une campagne électorale, des réseaux sociaux ou encore à développer son réseau. Les 400 jeunes libéraux réunis toute la fin de semaine porteront la voix d’une jeunesse qui représente 33% des votes au sein du parti.

Au total, 17 résolutions devraient être débattues par les membres de la Commission-Jeunesse. Parmi elles, se retrouve notamment l’augmentation de l’offre collégiale et universitaire en région, la gestion des infrastructures publiques ou encore la création d’un ministère de la Jeunesse.

«Ce congrès là n’arrive pas à n’importe quel moment, a lancé aux membres, la présidente sortante de la Commission-Jeunesse du PLQ, Charlie Bourdages. Dans quelques semaines, voire quelques jours, le Québec va être en élection (...) cette élection-là va déterminer beaucoup plus que le prochain gouvernement.»

Mme Bourdages a mis de l’avant le travail de terrain effectué par son équipe afin de récolter les demandes et besoins de la jeunesse libérale.

«Ce qu’on a entendu, ce n’est pas une génération qui demande qu’on lui promette tout, elle demande qu’on recommence à penser plus loin», a-t-elle ajouté. Trop souvent, lorsqu’on parle des jeunes en politique, on parle de nous sans parler avec nous, mais nous, on n’a pas besoin que quelqu’un parle pour nous.»

Mme Bourdages a invité les jeunes libéraux à sortir de leur zone de confort tout au long de la fin de semaine et à tisser des liens serrés entre eux.

«Une idée peut commencer autour d’une table et peut finir par influencer les orientations du parti», a soutenu Mme Bourdages.

Pour Charlie Bourdages, la jeunesse libérale se démarque de celle des autres partis politiques par ses convictions concernant notamment l’environnement et le développement durable, mais aussi son fédéralisme pour faire «un Québec fort dans un Canada uni».

«Les jeunes qui sont ici sont habités par la volonté de créer de la richesse pour mieux la redistribuer», a-t-elle dit en entrevue à La Presse Canadienne. Mme Bourdages, qui a porté le chapeau de présidente de la Commission-Jeunesse pendant un mandat d’une durée d’un an, se dit fière du travail accompli et confiante face à la relève.

Des promesses pour la jeunesse

Le chef du PLQ, Charles Milliard, s’est adressé à ses militants en début d’après-midi pour leur faire part de plusieurs engagements les concernant directement.

«Pour des milliers de jeunes depuis plus de 40 ans, c’est ici à la Commission-Jeunesse du Parti libéral qu’ils ont eu la piqûre politique, a expliqué M. Milliard, qui en a lui-même fait partie en 1998. À ce moment-là, je ne savais pas du tout où cet engagement-là allait m’emmener.»

Son premier engagement à l’égard de la jeunesse est la création d’un régime d’accession à l’entrepreneuriat (RAE) afin de permettre aux personnes qui veulent démarrer ou reprendre une entreprise d’utiliser jusqu’à 60 000$ de leurs REER comme mise de fonds.

Pour ce qui est de l’éducation, le chef libéral s’est engagé à lancer les travaux menant aux états généraux sur l’éducation, et ce, dans les 100 premiers jours de son mandat.

«Je suis en faveur du libre choix dans les établissements d’enseignement pour les enfants et les parents, mais je ne veux pas que ce soit une messe déjà décidée», a dit M. Milliard en mêlée de presse après son allocution, tout en assurant qu’il maintiendra le système dans sa forme actuelle.

Il a aussi soutenu l’importance de mettre en place une Commission spéciale sur la santé mentale, de rémunérer adéquatement les stages ou encore de revoir et simplifier l’aide financière aux études. Le chef du PLQ estime que cet engagement représenterait un investissement de près de 400 millions $.

Bien que les jeunes libéraux lui eussent demandé la création d’un ministère de la Jeunesse, le chef libéral s’est engagé à mettre la jeunesse dans le ministère du premier ministre. Mme Bourdages a assuré en mêlée de presse que la Commission-Jeunesse était «absolument satisfaite» de cette mesure.

Il a ensuite répondu aux questions posées en ligne par les jeunes de son parti.

Amener des voix régionales

Cette rencontre est l’occasion pour la jeunesse libérale de tout le Québec, et d’apporter des voix émanant des régions.

«Les régions, on a l’impression qu’elles sont peu représentées des fois, ou qu’elles ne comptent pas beaucoup, a expliqué Chloé Martin de Beauce Sud et âgée de 19 ans.

Pour cette jeune militante qui a grandi dans une famille libérale, sa participation au congrès permettra d’exposer les réalités que vivent les jeunes libéraux dans la circonscription de Beauce-Sud.

Toutes et tous ne sont pas libéraux depuis le berceau. C’est le cas de Victor Pelletier, qui était encore il y a deux mois, membres de la Coalition Avenir Québec (CAQ).

Le jeune de 25 ans a par ailleurs été dans le passé le président de la jeunesse de la CAQ, mais c’est la vision économique du PLQ qui l’a poussé à rejoindre les rangs libéraux.

«J’étais déçu de plusieurs décisions (de la CAQ) et je trouvais que Charles Milliard apportait une bonne vision économique, a-t-il dit. Je veux un gouvernement qui gère bien nos finances publiques et je pense que c’est ce choix-là qu’offre Charles Milliard.»

Il a indiqué vouloir se rendre disponible au cours du congrès et de la campagne électorale à venir pour conseiller des jeunes qui souhaitent s’impliquer en politique.

«Ça peut faire toute une différence dans une élection qui va être aussi importante que celle en 2026», a-t-il dit.

Originaire de Blainville, M. Pelletier a insisté sur l’importance d’avoir des libérales émanant des régions.

«Un Québec avec Montréal et avec les régions, c’est ce qui fait la force, a-t-il dit. C’est important d’apporter une voix régionale.»

Quentin Dufranne

Quentin Dufranne

Journaliste