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Coupures de 47 G$: Christine Fréchette dénonce la promesse d’Éric Duhaime

Cette promesse n’a «aucun sens», selon la première ministre.

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La première ministre, Christine Fréchette, photographiée à Charlottetown, le mardi 21 juillet 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Darren Calabrese La première ministre, Christine Fréchette, photographiée à Charlottetown, le mardi 21 juillet 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Darren Calabrese (Darren Calabrese/La Presse canadienne)

La première ministre, Christine Fréchette, critique la promesse des conservateurs québécois de réduire les dépenses de l’État de 47 milliards $ sur cinq ans.

«Ce n’est pas couper dans les dépenses, rétorque-t-elle, vendredi, à son arrivée sur les lieux d’une conférence de presse à Saint-Jean-sur-Richelieu. Ça, c’est démanteler l’État québécois: 47 milliards $, ça n’a aucun sens.»

Elle compare les promesses conservatrices avec «l’austérité» du gouvernement libéral de Philippe Couillard.

«Les Québécois n’ont pas apprécié cette ère d’austérité qui générait des compressions dans les services, souligne-t-elle en conférence de presse. Eh bien là, on n’aurait rien vu avec cette ère Couillards si M. Duhaime va de l’avant.» 

M. Duhaime a présenté, la veille, sa promesse de réduire les dépenses de l’État de 47 milliards $ durant un premier mandat.

Le parti soutient qu’il peut atteindre cet objectif, sans conséquences dans les services à la population en révisant les programmes, en réduisant la taille de la fonction publique, en accélérant la numérisation des activités de l’État et en abaissant considérablement les subventions accordées aux entreprises. 

Couper 47 G$ dans l’État: le PCQ dévoile sa stratégie économique Le Parti conservateur du Québec (PCQ) promet de couper «dans le gras» en réduisant les dépenses de l’État de 47 G$ sur cinq ans, et ce, sans couper dans les services.

Une ancienne du NPD

La première ministre et cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) était à Saint-Jean-sur-Richelieu pour présenter trois candidats issus du milieu agricole, économique et juridique. 

Le producteur agricole et premier vice-président de la Fédération de l’UPA en Montérégie, Stéphane Bisaillon, fait le saut dans la circonscription de Huntingdon.

Le directeur de la Caisse Desjardins du Haut-Richelieu, Yves Bisson, portera les couleurs de la CAQ dans Saint-Jean.

À Orford, l’avocate spécialiste du droit international et des droits de la personne, Allison Turner, affrontera le chef libéral, Charles Milliard.

Mme Turner a été candidate pour le Nouveau parti démocratique (NPD) au fédéral en 2015 avec le chef Thomas Mulcair. «Il n’y a pas de NPD au Québec et je me vois dans les valeurs de la CAQ», répond-elle lorsque questionnée sur le lien entre ses deux affiliations.

Spécialiste des droits de la personne, Mme Turner affirme qu’elle est à l’aise avec le bilan de la CAQ sur la laïcité de l’État, qui interdit notamment le port de signes religieux pour les personnes en autorité. 

La loi sur la laïcité de l’État n’a pas fait l’unanimité parmi les spécialistes des droits de la personne. Trois experts nommés par le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations (ONU) avaient exprimé leur «préoccupation» à cet égard en 2019.

 «Je suis entièrement en faveur de la laïcité de l’État, parce que c’est important de ne pas porter de faveurs à une religion ou à une autre», explique la candidate dans Orford.  

Stéphane Rolland

Stéphane Rolland

Journaliste