La cheffe caquiste Christine Fréchette a défini jeudi ses exigences envers le consortium du controversé projet de train à grande vitesse Alto, qu’elle appuie malgré l’opposition des agriculteurs, entre autres.
«Il faudra qu’on me montre que les retombées sont d’une bonne ampleur et que le tracé a été convenu avec les différents acteurs qui sont touchés par ce projet, et ça inclut le milieu agricole et le milieu municipal», a-t-elle expliqué en conférence de presse à Québec.
La leader de la Coalition avenir Québec (CAQ) avait été interpellée la veille par l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui s’oppose au projet notamment parce qu’il traversera des territoires agricoles dans la région de l’Outaouais et des Basses-Laurentides.
«Je veux avoir la démonstration que les conséquences négatives seront limitées au maximum», a conclu Mme Fréchette.
Elle dit maintenant vouloir laisser le fédéral «faire son travail» - puisque ce dossier est de sa responsabilité - pour que le projet devienne acceptable socialement.
Formation professionnelle
Par ailleurs, la CAQ s’est engagée jeudi à bonifier de 400 millions $ sur quatre ans la formation professionnelle courte, afin de permettre à des travailleurs de se requalifier dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis.
Dans un troisième mandat, un gouvernement caquiste voudrait ainsi qu’environ 25 000 personnes puissent acquérir rapidement les compétences dans des secteurs où il manque de main-d’œuvre.
Le programme actuel permet de former des travailleurs dans les domaines de la construction, des services de garde éducatifs à l’enfance, de la métallurgie, du génie et des technologies de l’information, de l’agriculture, etc.
Depuis sa création en 2015-2016, près de 429 millions $ ont été prévus pour ce programme de formation professionnelle courte.
Au début de 2026, il avait permis de financer 610 projets visant la diplomation de 22 589 personnes dans des secteurs stratégiques, a-t-on indiqué.
