🗳️ Élections Québec 2026

Alto: Christine Fréchette fixe ses conditions

Elle dit vouloir avoir la démonstration que les conséquences négatives seront limitées au maximum. 

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Élections Québec 2026, jour 15: l’agriculture et le TGV au menu des chefs de parti Le thème de l’agriculture a occupé une bonne partie du début de la troisième semaine de la campagne électorale québécoise. Les chefs de parti ont passé tour à tour devant le conseil général de l’Union des producteurs agricoles (UPA), notamment pour exprimer leur position sur le projet de train à grande vitesse (TGV).

La cheffe caquiste Christine Fréchette a défini jeudi ses exigences envers le consortium du controversé projet de train à grande vitesse Alto, qu’elle appuie malgré l’opposition des agriculteurs, entre autres. 

«Il faudra qu’on me montre que les retombées sont d’une bonne ampleur et que le tracé a été convenu avec les différents acteurs qui sont touchés par ce projet, et ça inclut le milieu agricole et le milieu municipal», a-t-elle expliqué en conférence de presse à Québec.

La leader de la Coalition avenir Québec (CAQ) avait été interpellée la veille par l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui s’oppose au projet notamment parce qu’il traversera des territoires agricoles dans la région de l’Outaouais et des Basses-Laurentides.    

«Je veux avoir la démonstration que les conséquences négatives seront limitées au maximum», a conclu Mme Fréchette.

Elle dit maintenant vouloir laisser le fédéral «faire son travail» - puisque ce dossier est de sa responsabilité - pour que le projet devienne acceptable socialement. 

Formation professionnelle

Par ailleurs, la CAQ s’est engagée jeudi à bonifier de 400 millions $ sur quatre ans la formation professionnelle courte, afin de permettre à des travailleurs de se requalifier dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis.

Dans un troisième mandat, un gouvernement caquiste voudrait ainsi qu’environ 25 000 personnes puissent acquérir rapidement les compétences dans des secteurs où il manque de main-d’œuvre.

Le programme actuel permet de former des travailleurs dans les domaines de la construction, des services de garde éducatifs à l’enfance, de la métallurgie, du génie et des technologies de l’information, de l’agriculture, etc. 

Depuis sa création en 2015-2016, près de 429 millions $ ont été prévus pour ce programme de formation professionnelle courte. 

Au début de 2026, il avait permis de financer 610 projets visant la diplomation de 22 589 personnes dans des secteurs stratégiques, a-t-on indiqué.

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste