Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, a pris part samedi à un rassemblement contre le train à grande vitesse (TGV) d’Alto, se disant préoccupé par les coûts et les impacts sur les producteurs agricoles.
Le «Rassemblement forts et unis», organisé par le groupe «ALTNO», s’est déroulé dans une ferme de Rigaud, une municipalité de la Montérégie se trouvant à la frontière avec l’Ontario.
Le projet de TGV reliant Québec à Toronto a fait parler de lui cette semaine, alors que l’Union des producteurs agricoles a formellement demandé au gouvernement fédéral de suspendre le projet.
M. Duhaime avait pour sa part déjà fait valoir plus tôt ce mois-ci son opposition à «toute forme de TGV».
«La question des coûts, on estime à minimum 100 milliards $ pour un projet comme celui-là. Deuxièmement, la question des terres agricoles aussi, couper des terres en deux, exproprier des gens, pour un projet qui est aussi douteux, aussi coûteux, dans une période où les finances publiques sont aussi difficiles, je pense que c’est mal avisé», a fait valoir le chef conservateur lors du rassemblement de samedi.
Le Parti québécois s’est aussi opposé au TGV. Le projet d’Alto est actuellement dans une phase de développement et de préconstruction, une phase qui devrait se poursuivre jusqu’en 2029, peut-on lire sur le site web de CDPQ infra. Entre Québec et Toronto, le tracé doit passer par Trois-Rivières, Laval, Montréal, Ottawa et Peterborough.
En marge du caucus du Parti libéral du Canada, à Ottawa, samedi, le député de la circonscription d’Argenteuil—Papineau—Des Collines, Stéphane Lozon, a affirmé que le projet d’Alto suscite surtout de la mobilisation dans Argenteuil.
«Il y a une façon de bien faire les choses. Le train, le TGV, il y aura, donc moi j’offre ma collaboration à tous les entrepreneurs, les producteurs, les fermiers. Moi, je veux trouver de bonnes solutions pour ma circonscription, je veux travailler avec eux», a-t-il soutenu en mêlée de presse.
