Alice Abou-Khalil affirme avoir été «bouleversée» et «choquée» lorsqu’elle a été accusée d’avoir écrit des textos mentionnant que des membres du Parti libéral du Québec (PLQ) ont reçu de l’argent afin d’appuyer Pablo Rodriguez. Plusieurs mois après la saga des «brownies», la députée caquiste brise le silence et clame toujours son innocence.
«Ça a affecté ma vie personnelle de plusieurs façons. C’est venu me chercher. J’ai dû prendre un arrêt de travail, j’ai dû aller en consultation, je suis médicamentée. Et ça, sans penser à la famille et ce qui est autour», a laissé tomber Mme Abou-Khalil.
Selon La Presse, les enquêtes du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) et de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) ont d’ailleurs révélé cette semaine qu’aucun billet de 100$ n’a été distribué lors de la course à la chefferie libérale.
«On s’en va enfin vers la vérité, dont j’essayais de faire part à tout le monde.»
— Alice Abou-Khalil, députée caquiste de Fabre
Lors d’un long entretien accordé à Noovo Info, Mme Abou-Khalil soutient avoir demandé une rencontre avec l’UPAC quatre jours après les allégations à son endroit afin de prouver que les textos qui ont fait surface sont faux.
«J’ai fait part de tous mes commentaires et j’ai dit que ce n’était pas moi. J’ai fourni l’historique de mes textos», a-t-elle raconté.
Le seul scénario possible aux yeux de Mme Abou-Khalil est le suivant: les textos ont été fabriqués de toute pièce. «(Les agents de l’UPAC) m’ont dit que ça pourrait être falsifié», a-t-elle martelé à l’animatrice Marie-Christine Bergeron.
Qui est le responsable? Pourquoi le nom d’Alice Abou-Khalil se trouvait sur des textos en lien avec le PLQ? La principale intéressée dit l’ignorer.
«Est-ce que ça provient d’autres partis politiques? J’attends que l’enquête m’amène vers qui et pourquoi», a-t-elle répondu.
Or, des rumeurs ont circulé l’an dernier indiquant que la députée de Fabre aurait flirté avec le PLQ afin de changer de camp. Interrogée à ce sujet, Mme Abou-Khalil réplique que le tout «n’a jamais eu lieu», bien qu’elle lui ait arrivé de tenir des discussions avec des collègues à l’Assemblée nationale.
«J’ai envie qu’on tourne la page, j’ai envie qu’on sache qui a fait ce coup-là, qui et pourquoi pour que je puisse me retourner vers le public et recommencer ma vie avec un nom qui est <i>clearé</i>. Ça nuit à une réputation et ça va me suivre pour le restant de mes jours.»
— Alice Abou-Khalil, députée caquiste de Fabre
Sur le point de terminer son mandat et de quitter la vie politique, Mme Abou-Khalil a annoncé qu’elle ne comptait pas se représenter en vue des prochaines élections.
En entrevue mardi avec Noovo Info, l’ex-chef du PLQ Pablo Rodriguez avait également brisé le silence face à cette crise des «brownies» et affirmait qu’il était temps «que la vérité sorte».
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