Pablo Rodriguez est revenu sur sa démission comme chef du Parti libéral du Québec (PLQ) lors d’un point de presse jeudi matin à la permanence du Parti libéral du Québec, à Montréal.
M. Rodriguez est revenu d’entrée de jeu sur les dernières semaines, qu’il a qualifiées de «difficiles», et sur son long parcours en politique fédérale.
Concernant son élection à la tête du PLQ, il a souligné que l’accomplissement avait été «l’honneur d’une vie» pour lui.
«Depuis le premier jour à titre de chef, j’ai tout donné pour être à la hauteur de la confiance qui m’a été octroyée par les militants.»
— Pablo Rodriguez, chef démissionnaire du PLQ
M. Rodriguez a souligné avoir toujours agi avec «authenticité», «intégrité» et «éthique» au cours de sa carrière.
«En dépit de ça, je suis devenu malgré moi une distraction. Le Parti libéral mérite qu’on parle de ses projets, de son plan d’avenir. Le PLQ mérite qu’on parle de lui, pas de moi», a-t-il laissé tomber.
Le chef démissionnaire a profité de son allocution pour appeler ses désormais ex-collègues du PLQ à faire preuve d’unité dans les temps à venir.
M. Rodriguez a conclu en disant qu’il prendrait un temps de réflexion accompagné de sa famille.
Peinant à se relever des controverses qui circulaient depuis plusieurs semaines, M. Rodriguez a annoncé sa démission à son caucus mercredi, lors d’une réunion virtuelle tenue en après-midi.
Le chef libéral était dans l’embarras depuis la mi-novembre, alors que plusieurs allégations sont sorties dans les médias concernant sa campagne à la direction.
M. Rodriguez a toujours plaidé qu’il n’était pas au courant et qu’il n’avait rien à se reprocher, mais la pression n’a cessé de s’accroître et les appels à sa démission se sont multipliés.
Un peu plus de six mois après son élection comme chef, M. Rodriguez a finalement choisi de céder sa place. Il n’a fait aucune déclaration publique mercredi, réservant ses commentaires pour son point de presse de jeudi matin.
C’est donc dire que le Parti libéral devra se trouver un nouveau chef rapidement, puisque nous sommes à moins d’un an des prochaines élections générales.
L’ancien candidat Karl Blackburn s’est montré intéressé à briguer de nouveau la chefferie, tandis que son adversaire Charles Milliard serait toujours en réflexion.
L’ex-cheffe parlementaire Marwah Rizqy, qui a été expulsée du caucus libéral par M. Rodriguez dans la foulée du congédiement de sa cheffe de cabinet, a écarté la possibilité de se lancer dans la course.
Le premier ministre François Legault a souhaité à Pablo Rodriguez de «retrouver la sérénité».
Qui remplacera Rodriguez?
À moins d’un an des prochaines élections générales, c’est donc dire que le Parti libéral devra se trouver un nouveau chef rapidement.
L’ancien candidat Karl Blackburn a montré son intérêt à briguer de nouveau la chefferie, tandis que son adversaire Charles Milliard serait toujours en réflexion.
L’ex-cheffe parlementaire Marwah Rizqy, qui a été expulsée du caucus libéral par M. Rodriguez dans la foulée du congédiement de sa cheffe de cabinet, a écarté la possibilité de se lancer dans la course.
Réagissant à la démission de Pablo Rodriguez jeudi, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a invité le PLQ à faire une «réelle introspection».
«L’enjeu demeure le même: le PLQ a un sérieux problème de culture politique et organisationnelle. (...) La corruption fait bel et bien toujours partie de ses pratiques», a-t-il lancé sur Facebook.
«Les pratiques douteuses et illégales révélées récemment ne peuvent évidemment pas être l’œuvre d’une seule personne, elle requiert le concours ou l’aveuglement volontaire d’un très grand nombre d’individus dans le PLQ.
«Ce parti a une réelle introspection à faire et il semble qu’après toutes ces années, elle n’ait pas été faite», a-t-il ajouté.
Avec de l’information de La Presse canadienne
