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Pablo Rodriguez quitte son poste de chef du PLQ

Pris dans la tourmente depuis plusieurs semaines en raison des scandales qui s’accumulent au PLQ, Pablo Rodriguez a donc pris la décision de quitter ses fonctions par lui-même.

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Pablo Rodriguez quitte son poste de chef du PLQ Pablo Rodriguez démissionne de son poste de chef du Parti libéral du Québec (PLQ).

Pablo Rodriguez démissionne de son poste de chef du Parti libéral du Québec (PLQ).

Le Devoir avait d’abord rapporté l’information dans la matinée, avant que Noovo Info ne confirme un peu plus tard.

M. Rodriguez l’a annoncé à son caucus lors d’une réunion virtuelle mercredi après-midi. Il tiendra une conférence de presse jeudi matin à la permanence du PLQ, à Montréal.

Crise au PLQ: une soirée de financement aux pratiques douteuses PLQ: notre collaborateur Yves Boisvert se penche sur le financement douteux lors de la course à la chefferie de Pablo Rodriguez.

Pris dans la tourmente depuis plusieurs semaines en raison des scandales qui s’accumulent au PLQ, Pablo Rodriguez a donc pris la décision de quitter ses fonctions par lui-même. Plus tôt cette semaine, plusieurs médias avançaient que si l’ex-ministre fédéral ne quittait pas par lui-même, il se serait fait montrer la porte par ses députés.

Le PLQ est en crise depuis que la députée Marwah Rizqy a congédié sa directrice de cabinet, Geneviève Hinse, une proche de Pablo Rodriguez, sans lui en avoir parlé précédemment.

M. Rodriguez aura passé un peu plus de six mois à la tête du parti.

Le chef libéral était lui-même dans l’embarras depuis la mi-novembre, alors que plusieurs allégations sont sorties dans les médias concernant sa campagne à la direction.

Le coup de grâce est finalement survenu mardi, lorsque Le Journal de Montréal a allégué qu’une vingtaine de donateurs se seraient fait rembourser leurs contributions de 500 $ lors d’une soirée de financement — une pratique illégale en vertu de la Loi électorale.

M. Rodriguez a toujours plaidé son innocence, promettant de rester en poste et de se battre, mais la pression n’a cessé de s’accroître et les appels à sa démission se sont multipliés.

Député fédéral de longue date pour le Parti libéral du Canada, M. Rodriguez a traversé la rivière des Outaouais pour se lancer dans la course à la direction du PLQ en septembre 2024.

Élu chef en juin dernier, avec 52 % des appuis lors du deuxième tour, M. Rodriguez se présentait comme le candidat de l’expérience qui était capable de mener les libéraux à la victoire aux élections de 2026.

Or, son leadership a été remis en cause dans les dernières semaines, alors que les révélations sur sa course à la direction ont fait la manchette des journaux à répétition et ont mené au déclenchement de plusieurs enquêtes.

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) s’est même saisi du dossier.

En entrevue à Radio-Canada mercredi matin, l’ancien président de la commission politique du PLQ, André Pratte, a dit souhaiter que l’on organise une course rapidement pour remplacer M. Rodriguez à la tête du parti.

L’ancien candidat Karl Blackburn s’est montré intéressé à briguer de nouveau la chefferie du PLQ, alors que son adversaire Charles Milliard serait en réflexion. D’autres candidats pourraient se manifester, selon M. Pratte.

«C’est sûr que le temps presse. Les gens n’ont pas des mois pour réfléchir. S’il y en a qui veulent y aller, il va falloir qu’ils commencent rapidement», a-t-il fait valoir.

«C’est important que le prochain chef ou la prochaine cheffe ait une victoire (...) décisive. (...) Sa responsabilité (...) sera de réunir les gens rapidement pour qu’on puisse aller de l’avant avec le travail qu’on a à faire pour les élections d’octobre», a-t-il ajouté.

Course ou couronnement?

En entrevue à Radio-Canada mercredi, l’ancien président de la commission politique du PLQ, André Pratte, a dit souhaiter que l’on organise une course rapidement pour remplacer M. Rodriguez à la tête du parti.

L’ancien candidat Karl Blackburn s’est montré intéressé à briguer de nouveau la chefferie, tandis que son adversaire Charles Milliard serait toujours en réflexion. D’autres candidats pourraient se manifester, selon M. Pratte.

«C’est sûr que le temps presse. Les gens n’ont pas des mois pour réfléchir. S’il y en a qui veulent y aller, il va falloir qu’ils commencent rapidement», a-t-il fait valoir.

«C’est important que le prochain chef ou la prochaine cheffe ait une victoire (...) décisive. (...) Sa responsabilité (...) sera de réunir les gens rapidement pour qu’on puisse aller de l’avant avec le travail qu’on a à faire pour les élections d’octobre», a-t-il ajouté.

Selon les nouvelles règles du PLQ, l’exécutif pourrait aussi choisir de nommer le prochain chef, sans tenir de course.

«Je serais très surpris que ce soit un couronnement. (...) Il faudrait que ce soit une personne avec une notoriété fracassante», a commenté sur les ondes de RDI l’ancien conseiller politique du PLQ Salim Idrissi.

De son côté, l’ex-cheffe parlementaire du PLQ, Marwah Rizqy, est «sortie de sa réserve» mercredi pour faire une «mise au point importante».

«J’ai eu l’occasion, dans les mois précédents, d’annoncer que je n’avais pas l’intention de me représenter à titre de députée, et ce, afin de pouvoir occuper le rôle que je souhaite pleinement occuper auprès de mes enfants qui sont encore en très bas âges.

«Certains médias évoquent mon nom en tant que candidate potentielle. (...) Je tiens à réaffirmer fermement que je n’avais pas cette intention, que je ne l’ai pas aujourd’hui et que je ne l’aurai pas non plus dans les prochaines semaines», a-t-elle écrit sur Facebook.

Une crise en plusieurs épisodes

La crise au PLQ a éclaté le 17 novembre dernier, avec le congédiement de la directrice de cabinet Geneviève Hinse par Mme Rizqy, qui n’avait pas consulté M. Rodriguez au préalable.

Mme Rizqy imputait à Mme Hinse une «faute grave»; le dossier est judiciarisé. Puis, le 2 décembre, M. Rodriguez expulsait Marwah Rizqy du caucus libéral pour son «manque de loyauté».

Deux jours plus tard, la députée de Chomedey, Sona Lakhoyan Olivier, était à son tour exclue du caucus, le temps que la commissaire à l’éthique enquête sur l’utilisation des ressources de son bureau de comté.

Avec de l’information de La Presse canadienne