Politique

Poilievre réclamera des «politiques gouvernementales différentes» alors qu’il lance une campagne en Alberta

La province doit tenir un référendum le 19 octobre qui comprendra plusieurs questions, dont une relative à l’indépendance.

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Pierre Poilievre spoke with reporters and said Canada is the only country in the G7 that is in a recession, even with Trump’s policies.
Pierre Poilievre spoke with reporters and said Canada is the only country in the G7 that is in a recession, even with Trump’s policies. Pierre Poilievre le 2 juin 2026. (CTV News)

Le chef conservateur Pierre Poilievre s’apprête à lancer sa campagne visant à promouvoir «une Alberta plus forte au sein d’un Canada uni» lors d’un discours liminaire qu’il prononcera lundi à Calgary.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Dans un extrait transmis à CTV News avant le discours, M. Poilievre devrait plaider en faveur du maintien de l’Alberta au sein du Canada, tout en réclamant de nouvelles politiques gouvernementales pour répondre aux préoccupations des séparatistes.

«Nous n’avons pas besoin d’un autre pays, l’Alberta. Nous avons besoin de politiques gouvernementales différentes à Ottawa», peut-on lire dans l’extrait.

«Débloquer les ressources et les pipelines, respecter les propriétaires d’armes à feu, mettre les criminels derrière les barreaux, alléger le fardeau des contribuables, respecter l’autonomie provinciale, libérer la libre entreprise — nous savons que ce sont là les choses que les Albertains réclament.»

«La meilleure nouvelle de toutes: ce n’est pas un jeu à somme nulle. Ces mesures amélioreraient la situation de toutes les provinces. Tous les Canadiens veulent ces choses. La solution n’est pas de nous éloigner de nos amis des autres provinces, mais de nous unir à eux pour apporter les changements dont nous avons besoin», poursuit l’extrait.

Mark Carney met en garde contre le «bluff dangereux» du référendum en Alberta Le premier ministre Mark Carney estime que le référendum en Alberta constitue un «bluff dangereux» si l’on croit que le résultat pourrait servir de levier dans de futures négociations. Il a également affirmé qu’il comptait faire campagne pour l’unité canadienne.

L’Alberta doit tenir un référendum le 19 octobre qui comprendra plusieurs questions, dont une relative à l’indépendance.

La question ne demandera toutefois pas aux Albertains s’ils souhaitent rester au sein du Canada ou s’en séparer. Elle leur demandera plutôt s’ils souhaitent rester au sein du Canada, ou si la province devrait «entamer le processus juridique requis en vertu de la Constitution canadienne pour tenir un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta devrait ou non se séparer du Canada».

M. Poilievre s’est déjà décrit comme un «fervent fédéraliste canadien» et s’est engagé à faire campagne auprès des habitants de sa province natale pour qu’ils restent au sein du Canada.

Depuis août dernier, le chef conservateur représente la circonscription albertaine de Battle River-Crowfoot après avoir perdu sa circonscription de la région d’Ottawa lors des élections fédérales de l’année dernière.

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a quant à elle explicitement affirmé qu’elle souhaitait que l’Alberta reste au sein du Canada, mais elle a essuyé des critiques pour avoir permis au référendum d’aller de l’avant, notamment en modifiant la loi afin de faciliter le déclenchement d’un tel scrutin par les pétitionnaires.

Dans une entrevue accordée à l’émission CTV Question Period le mois dernier, Mme Smith a promis qu’elle n’organiserait pas de référendum sur la séparation si le camp du maintien l’emportait en octobre.

Avec des de Spencer Van Dyk pour CTV News