Une petite entreprise de Nicolet, au Centre-du-Québec, craint que les décisions du gouvernement du Canada en matière d’immigration forcent sa fermeture d’ici quelques années.
C’est la larme à l’œil que Patrick Raymond, propriétaire du Carrossier ProColor à Nicolet, a raconté à Noovo Info qu’il vivait difficilement avec le choix du gouvernement canadien de réduire de près de la moitié sa cible du nombre de résidents temporaires, ce qui inclut les travailleurs étrangers.
Dans son équipe, ce sont deux travailleurs colombiens qui sont actuellement incertains de leur avenir au Québec, et au Canada.
«Dans deux, trois ans, quatre ans, cinq ans peut-être, nos travailleurs qui sont là vont partir à la retraite et si nous n’avons pas de nouveaux, on va devoir fermer nos portes, malheureusement», a confié M. Raymond.
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Wilfredo Jimenez a tout laissé derrière lui en Colombie pour venir travailler au Québec et «recommencer à zéro».
«Je ne sais pas ce qui va se passer. Si je retourne en Colombie, je vais encore recommencer à zéro», a-t-il partagé à Noovo Info.
M. Raymond souligne d’ailleurs que la famille de Jimenez, comme celle de son autre employé, Gabriel Fernandez, est bien installée et que leurs enfants vont à l’école.
«On les aime bien. Ils vont bien dans l’équipe, ils travaillent bien. C’est notre avenir qui est en jeu, beaucoup.»
— Patrick Raymond, propriétaire du Carrossier ProColor à Nicolet
Le fils de Patrick Raymond souhaite prendre la relève de son père au moment venu, mais lui aussi, craint l’avenir par rapport aux futurs employés.
«Ça allait bien, mais quand nous avons reçu les nouvelles règlementations du gouvernement, pour moi, pour l’avenir, ça me fait vraiment peur», a partagé Anthony.
La famille Raymond craint de ne pas être la seule entreprise du Québec à vivre des problèmes de recrutement de main d’œuvre en raison des politiques d’immigration.

