La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé mercredi qu’elle souhaite que le Canada devienne le premier «membre associé» de l’Union européenne. Voici ce que cela pourrait signifier.
La possibilité de voir le Canada devenir un «membre associé» de l’Union européenne avait été soulevée ces derniers jours lorsque le Wall Street Journal a rapporté, en citant des sources, que le Canada étudiait cette option.
Dimanche, lors du Festival international du film de Toronto, M. Carney avait tenté de recadrer le tir, expliquant que le Canada était plutôt à la recherche d’une «alliance unique» avec ce bloc économique.
Après l’allocution de Mme von der Leyen, Jonathan Wilkinson, qui a été désigné pour être le prochain ambassadeur du Canada auprès de l’Union européenne, a laissé entendre que l’expression «membre associé» n’était pas encore définitive.
En mêlée de presse, il a expliqué que les deux parties discutent de la manière de définir un partenariat renforcé, mais qu’elles n’ont pas encore choisi formellement le terme qui permettra de le décrire.
«Le plus important, maintenant, ce sont les résultats, la collaboration dans les différents secteurs, pour avoir des résultats concrets — pas le nom qu’on peut utiliser pour décrire cet engagement», a tranché M. Wilkinson.
«Alliance pour l’avenir»
Actuellement, il n’existe aucun statut de «membre associé» prévu dans les traités de l’UE. Pour l’ajouter, il faudrait l’accord des 27 pays membres à l’unanimité et une ratification au niveau national pour chacun.
Plus récemment, c’est l’Allemagne qui avait proposé que l’Ukraine soit un «membre associé» avant une adhésion complète à l’UE. Toutefois, plusieurs membres s’y sont opposés et la proposition n’est pas allée de l’avant.
Présentement, le Canada et l’UE ont déjà conclu un accord de libre-échange qui est en vigueur. Mais, Mme von der Leyen a affirmé mercredi que les deux parties doivent «repenser de toute urgence» leur partenariat et aller au-delà d’un «simple» accord.
«Nous saluons la proposition de la présidente von der Leyen visant à ce que le Canada et l’Union européenne aillent au-delà de (l’accord de libre-échange) pour former une “Alliance pour l’avenir”», a réagi le cabinet de M. Carney. «Il s’agit d’une approche unique et positive que nous définirons ensemble.»
Avec cette relation améliorée, le Canada pourrait avoir accès au marché économique européen sans toutefois être membre à part entière de l’UE et sans forcément s’ingérer au niveau politique. Dans ce cas-là, il faudra s’adapter aux règles et aux normes européennes.
Avec des informations de La Presse canadienne et de Reuters