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«Il faut être prêt»: les dépenses en défense sont «la bonne chose» pour le Canada, selon le ministre McGuinty

«C’est un moment très important pour le Canada.»

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Respect de la cible de dépenses en défense: le Canada «doit être prêt», affirme le ministre McGuinty Par Étienne Fortin-Gauthier | Pour le ministre de la Défense du Canada, David McGuinty, les récents investissements en défense sont plus qu’une simple question d’armement.

Mark Carney a annoncé jeudi que le Canada a atteint la cible de 2% de son PIB en investissements militaires; un engagement clé envers l’OTAN qu’Ottawa n’avait pas réussie à respecter depuis 1990.

«C’est un moment très important pour le Canada. C’est vraiment quelque chose de spécial», a annoncé le ministre de la Défense du Canada, David McGuinty, en entrevue avec Noovo Info.

Le gouvernement Carney a déboursé 63 milliards de dollars en 2025 pour respecter cet engagement avec les pays de l’OTAN. Cet investissement permettra, selon Ottawa, de créer des dizaines de milliers de nouveaux emplois à travers le pays.

Plusieurs doutent toutefois de la pertinence de ces investissements alors que le pays jongle avec des enjeux sociaux importants, comme la crise du logement et la crise du fentanyl.

Mais pour le ministre McGuinty, les récents investissements pour la défense sont plus qu’une simple question d’armement.

«Nous avons aussi lancé la stratégie industrielle pour la défense et nous espérons augmenter de 600, peut-être même de 1000 compagnies dans le domaine, augmentant 25% des jobs au Québec», soutient-il.

«C’est une question évidemment d’investir comme il faut pour nos forces armées canadiennes, mais en même temps pour créer des emplois et renforcer l’activité économique qui va nous aider dans notre futur», ajoute M. McGuinty.

Il assure que le président américain Donald Trump et ses menaces d’annexion n’ont pas eu d’influence sur les investissements militaires de la dernière année et qu’il s’agissait plutôt de «la chose responsable à faire».

«C’est le moment d’investir comme il faut parce qu’on voit ce qui se passe en Russie, on voit ce qui se passe en Iran, on voit les activités de la Chine, par exemple dans l’Indopacifique et même dans notre Arctique, tout ça, ça vient et ça vient vite nous toucher. Il faut être prêt», dit-il.

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