Montréal lance le Groupe d’intervention tactique en itinérance (GITI) avec pour objectif de trouver des solutions «à plus long terme» afin de mieux répondre à la crise de l’itinérance.
L’instance, mise sur pied par l’administration Martinez Ferrada, prend dès maintenant le relai de la cellule de crise instaurée en décembre 2025.
«L’itinérance est la priorité de notre administration. Avec la création du GITI, on passe d’une intervention d’urgence à une action structurée et agile», a commenté mardi dans un communiqué Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal.
«Chaque tente que l’on voit dans nos rues nous rappelle notre responsabilité collective».
— Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal
La Ville de Montréal précise que le groupe aura aussi pour mission «d’identifier rapidement les obstacles et les leviers opérationnels, d’optimiser l’utilisation des ressources et d’assurer une gestion proactive des risques, notamment lors de situations saisonnières».
«Avec le GITI, notre objectif est clair : prévenir plutôt que réagir. Nous nous donnons les moyens d’intervenir plus tôt, plus efficacement et avec plus d’impact. Nous allons renforcer notre réactivité et mieux planifier nos actions, saison après saison», a expliqué Claude Pinard, président du comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable de l’itinérance.
Gestion des campements
Le Groupe d’intervention tactique en itinérance aura également le mandat de la gestion des campements.
Un enjeu «encore plus pressant» selon la Ville de Montréal alors qu’on approche du dégel et du printemps.
«Le GITI aura pour premier mandat d’harmoniser les interventions, d’assurer une présence accrue sur le terrain et de planifier les actions de manière plus structurée, afin d’améliorer la cohabitation dans les quartiers tout en accompagnant les Montréalais vivant dans les campements», explique-t-on.
Afin d’agir concrètement, le GITI présentera au cours des prochains mois plusieurs outils, dont une cartographie métropolitaine des services en itinérance, une planification saisonnière, un tableau de bord d’indicateurs clés et un plan d’action intégré en itinérance.
«Cette initiative va nous aider à identifier des solutions. Elle va repérer les possibilités de collaborer ensemble et mettre en place des actions concrètes qui vont répondre aux besoins des personnes marginalisées, en situation de l’itinérance ou qui risquent de perdre leur logement», a mentionné Samuel Watts, président-directeur général de la Mission Bon Accueil.
Le GITI regroupe 12 membres issus de la Ville de Montréal, du gouvernement du Québec ainsi que de partenaires institutionnels et communautaires.
| Groupe d’intervention tactique en itinérance (membres) |
|---|
| Nadia Bastien, D.G. adjointe de la Ville de Montréal |
| Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal |
| Claude Pinard, président du comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable de l’itinérance |
| Benoit Langevin, responsable de la cohabitation sociale au comité exécutif de la Ville de Montréal |
| Sonia Bélanger, ministre de la Santé et des Services sociaux |
| Chantal Rouleau, ministre responsable de la métropole et de la région de Montréal |
| Caroline Dusablon, directrice générale – Gestion réseau et partenariats, Santé Québec |
| Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal |
| Julien David-Pelletier, commissaire aux personnes en situation d’itinérance à la Ville de Montréal |
| Nathalie Charbonneau, PDGA du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal |
| Samuel Watts, PDG de la Mission Bon Accueil |
| Annie Savage, directrice du RAPSIM |

