Société

Itinérance: un projet de minimaisons abandonné à Longueuil

«La réalité nous a frappés», a lancé la mairesse de Longueuil.

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Itinérance: projet de minimaisons abandonné à Longueuil Par Véronique Dubé | Des personnes en situation d'itinérance espéraient profiter d'une trentaine de minimaisons en avril, mais le projet a été abandonné.

À Longueuil, des personnes en situation d’itinérance espéraient profiter d’une trentaine de minimaisons en avril, mais le projet a été abandonné.

Les organismes communautaires qui ont travaillé d’arrache-pied sur cette solution d’hébergement transitoire ont été incapables de surmonter les nombreuses embûches.

«C’est sûr qu’on parlait d’un très beau projet qui était d’offrir des minimaisons sur le bord de l’eau. Mais bon, parfois, les beaux projets ont leur lot de complexité», a indiqué la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, en entrevue avec Noovo Info.

Le projet prévoyait aussi l’aménagement d’un centre communautaire et d’un bloc sanitaire disponible pour toutes les personnes en situation d’itinérance.

Mais le terrain sur lequel on devait déposer les minimaisons était contaminé, ce qui aurait fait exploser les coûts. En plus, il n’y a eu qu’un seul soumissionnaire et la Ville n’a pas réussi à obtenir de dérogation.

«La réalité nous a frappés. On était déjà en déficit d’opération des 6 millions $ sur cinq ans», souligne Mme Fournier.

Notons que la Ville avait réussi à obtenir 1,3 million $ de subventions des coffres du ministère de la Santé pour le projet. L’argent a finalement été utilisé pour bonifier les activités des sept organismes communautaires qui étaient impliqués dans le projet.

Le refuge l’Abri de la Rive-Sud a notamment utilisé les fonds pour mettre sur pied un café communautaire ouvert 24h sur 24, sept jours sur sept.

L’organisme Macadam Sud a utilisé les fonds pour bonifier ses services de navettes pour transporter des personnes en situation d’itinérance vers les refuges, mais aussi pour lancer un projet de machine distributrice qui offrira jusqu’à 600 repas par semaine.

Malgré tout, les organismes impliqués ne perdent quand même pas espoir de voir pousser un jour le projet de minimaisons à plus long terme.

Voyez le reportage de Véronique Dubé dans la vidéo.