Politique

Élections Alberta est prête pour le vote en personne pour le référendum

Le vote par anticipation pour le référendum du 19 octobre doit commencer mardi.

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Un panneau de vote destiné au référendum de 2026 en Alberta, à Edmonton, le jeudi 3 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/James Maclennan Un panneau de vote destiné au référendum de 2026 en Alberta, à Edmonton, le jeudi 3 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE (James Maclennan)

Les Albertains peuvent commencer à se rendre aux urnes dès cette semaine pour se prononcer sur l’opportunité d’envisager de quitter la Confédération.

Le vote par anticipation pour le référendum du 19 octobre doit commencer mardi, et, si l’on en juge par le nombre de demandes de bulletins de vote par correspondance, le taux de participation pourrait atteindre un niveau record.

Les responsables d’Élections Alberta se disent prêts.

«Nous avons terminé la planification des scénarios, et nos équipes sont prêtes à gérer tout problème qui pourrait survenir, a déclaré cette semaine Maia Hanrahan, porte-parole d’Élections Alberta. Nous sommes prêts à mener à bien cette mission.»

L’organisation répète depuis des mois que le référendum organisé le 19 octobre par la première ministre Danielle Smith, dont la question principale porte sur la volonté des Albertains de rester au Canada, constituera une tâche herculéenne.

Environ 45 millions de bulletins de vote imprimés sont nécessaires, ainsi qu’au moins 60 000 agents pour faciliter le processus et compter les voix à la main.

Cette exigence signifie que les résultats ne seront probablement pas connus avant les premières heures du matin du 20 octobre, selon l’organisation.

Environ 44 000 personnes avaient été recrutées en date de vendredi matin et les efforts de recrutement se poursuivront jusqu’au jour du scrutin, a indiqué Mme Hanrahan.

«Nous avons reçu un accueil très favorable de la part des Albertains. Nous leur en sommes reconnaissants», a-t-elle souligné.

Élections Alberta a également indiqué qu’elle se préparait à un taux de participation record d’environ 85 %.

Cet intérêt marqué des électeurs s’est manifesté clairement lorsque quelque 658 000 bulletins de vote par correspondance ont été demandés le mois dernier, ce qui représente environ 20 % des quelque 3 millions d’électeurs inscrits de la province.

Des accrocs pour le vote par correspondance

Mme Hanrahan a précisé que, vendredi, l’organisme avait reçu un peu plus de 300 000 bulletins de vote par correspondance remplis, avant la date limite de remise fixée au 16 octobre.

Cette demande sans précédent de bulletins de vote par correspondance n’a pas été sans accrocs.

Environ 300 électeurs, qui figuraient parmi les premiers à avoir reçu leur dossier par la poste, ont constaté à l’ouverture de leur enveloppe qu’il manquait certaines des 10 questions.

Élections Alberta a expliqué que ce problème était imputable à son prestataire de services et qu’il avait été résolu par l’envoi de nouveaux bulletins par la poste.

D’autres électeurs, au cours des premières semaines de la période de vote spécial, ont fait part de leurs préoccupations concernant un formulaire qui exigeait que les personnes déclarent voter par correspondance parce qu’elles étaient dans l’impossibilité de voter en personne.

Ce formulaire prévoyait des amendes lourdes en cas d’utilisation abusive de la procédure.

Élections Alberta a expliqué que ce formulaire était obsolète, le gouvernement ayant modifié la réglementation pour ne plus exiger que les Albertains justifient leur vote par correspondance.

L’organisme a conseillé aux électeurs de simplement biffer ce formulaire et de remplir le reste de la déclaration.

En début de semaine, l’organisation a également signalé qu’environ 3000 bulletins de vote par correspondance avaient été renvoyés avec des documents manquants, tels qu’une pièce d’identité, ou présentaient des problèmes au niveau des formulaires de déclaration.

Elle a indiqué qu’elle contactait chaque électeur afin de remédier à la situation et de permettre le dépouillement de son bulletin.

La première ministre a déclaré aux journalistes cette semaine que la capacité d’Élections Alberta à collaborer avec les électeurs pour corriger leurs erreurs était le signe que l’organisme gérait bien le processus référendaire.

Mme Smith a essuyé les critiques du NPD, dans l’opposition, qui lui reproche de sous-financer le système électoral et de condamner Élections Alberta à l’échec avec son référendum de grande envergure.

Elle a admis mercredi qu’il «pourrait y avoir des problèmes» à régler après le scrutin.

«Je suis certaine qu’Élections Alberta rédigera son propre rapport sur le déroulement des opérations et examinera s’il y a des modifications à apporter au processus», a-t-elle mentionné.

Un temps de vote plus long

Mardi marquera le premier des cinq jours de vote par anticipation en personne pour le référendum.

Il y aura 310 bureaux de vote par anticipation dans toute la province, et les électeurs devront se rendre dans un bureau situé dans leur circonscription électorale.

Le jour du référendum, il y aura un peu plus de 1400 bureaux de vote.

Mme Hanrahan a indiqué que l’organisme encourageait les électeurs à se rendre aux bureaux de vote par anticipation s’ils craignaient de longues files d’attente le 19 octobre.

Elle encourage également les Albertains à se familiariser avec les questions avant de se rendre aux urnes.

Mme Smith a proposé cinq questions portant sur la réforme de l’immigration, ainsi que sur l’occasion de faire payer des frais aux travailleurs temporaires et aux résidents pour accéder aux services sociaux, tels que les soins de santé et l’éducation.

Quatre questions concernent par ailleurs la Constitution canadienne. Mme Smith souhaite obtenir un mandat pour faire pression sur ses homologues provinciaux à travers le pays à ce sujet.

La dixième question porte sur la volonté des Albertains de rester au sein du Canada ou d’organiser un deuxième référendum contraignant sur la sortie de la Confédération.

Selon les simulations d’Élections Alberta, les électeurs qui se présentent en sachant comment ils comptent remplir leur bulletin de vote pourraient tout de même passer environ deux minutes dans l’isoloir.

Ceux qui ne connaissent pas bien les questions pourraient y passer jusqu’à quatre minutes, d’après Mme Hanrahan, tandis que d’autres, dont la langue maternelle n’est pas l’anglais, qui ont un faible niveau d’alphabétisation ou qui lisent plus lentement, pourraient y passer près de six minutes.

«Les électeurs ont tous une approche différente du vote, a-t-elle expliqué. Le temps nécessaire à un électeur pour remplir son bulletin de vote peut dépendre de différents facteurs, et les chiffres ci-dessus sont des estimations basées sur notre modélisation.»

Il n’y a pas de limite de temps imposée pour remplir son bulletin de vote.

Mme Hanrahan a également demandé aux électeurs de garder à l’esprit que les agents électoraux sont leurs amis et leurs voisins.

«Soyez aimables», a-t-elle rappelé, ajoutant que les agents électoraux seront présents pour répondre aux questions des électeurs.