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Droits de douane: le PCC veut que le gouvernement divulgue l'accord rejeté

C’est la demande transmise par le porte-parole conservateur sur les relations canado-américaines, Shuvaloy Majumdar.

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Le député conservateur Shuvaloy Majumdar pose une question à la Chambre des communes, le 3 novembre 2023. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld Le député conservateur Shuvaloy Majumdar pose une question à la Chambre des communes, le 3 novembre 2023. LA PRESSE CANADIENNE (Adrian Wyld)

Les conservateurs fédéraux demandent au gouvernement de divulguer tous les détails de l’accord commercial avec les États-Unis rejeté par le Canada, vendredi.

Dans une lettre transmise au ministre responsable du commerce Canada-États-Unis, le porte-parole conservateur sur les relations canado-américaines, Shuvaloy Majumdar, a écrit que son parti appuyait la décision de Mark Carney de rompre les négociations. Toutefois, il regrette que le Parlement ne soit pas plus informé de la situation.

Il dit ne pas vouloir connaître les «secrets de négociation», mais souhaite obtenir des renseignements sur ce que l’administration américaine et le gouvernement canadien connaissent déjà.

M. Majumbar a demandé que tous les détails liés à l’accord rejeté soient divulgués. «S’il existe une ébauche de texte pour une entente que les deux gouvernements ont consultée, veuillez la rendre publique. L’administration américaine l’a vue. Votre gouvernement l’a vue. Les Canadiens ont le droit de la voir», a-t-il réclamé.

Le premier ministre Mark Carney a rompu les négociations commerciales avec les États-Unis, leur reprochant d’avoir voulu présenter des nouvelles revendications à la dernière minute qui auraient limité les capacités canadiennes à conclure des accords avec d’autres pays.

Un porte-parole du Bloc québécois ne pouvait dire si le parti appuierait la demande de divulgation des demandes américaines. Le Bloc souhaite toujours une réunion des chefs des partis «reconnus» à la Chambre des communes pour être informé de la situation.

Selon Julien Coulombe-Bonnafous, les Canadiens s’attendent de leurs élus qu’ils collaborent en cette période, ajoutant que c’était la raison pour laquelle le parti avait fait sa demande.

Le chef parlementaire du NPD à la Chambre des communes, Don Davies, a dit qu’en impliquant les députés, le gouvernement renforcera la position du Canada.

Selon lui, la ratification de tous les traités commerciaux devrait être la prérogative de la Chambre des communes, peu importe si le gouvernement est majoritaire ou minoritaire.

«C’est au gouvernement de négocier et de conclure une entente, mais c’est au Parlement, je crois, de prendre la décision finale», a-t-il souligné à La Presse Canadienne.

Dans une entrevue accordée à La Presse Canadienne, la cheffe du Parti vert, Elizabeth May, a également déclaré que les chefs de parti devraient être informés, mais elle s’est abstenue d’exiger que les détails de l’accord soient rendus publics.

«Nous devrions au moins organiser une rencontre sur Zoom ou sur Teams, comme nous le faisions sous l’ancien premier ministre, afin de nous assurer que nous sommes tous au courant des dernières informations», a affirmé Mme May.

«Je ne m’attarde pas vraiment sur ce qui était sur la table. Je pense qu’on peut déchiffrer les signes, on voit bien ce qu’il y avait. C’était un mauvais accord et on a bien fait de nous en éloigner. Mais pour les prochaines étapes et pour rester unis, il est vraiment important que nous choisissions des domaines sur lesquels nous parviendrons à un consensus.»

En conférence de presse, le premier ministre Mark Carney a indiqué samedi que les États-Unis voulaient également restreindre le soutien public à la culture et la protection de la langue française.

Il a également indiqué que les États-Unis avaient proposé une réduction des droits de douane sectoriels en échange d’autres concessions, mais que certains véhicules auraient été exclus de ces réductions, notamment les camionnettes et les poids lourds.

M. Carney a donné l’exemple de la nouvelle usine de Ford, par exemple, à Oakville, qui produit les F-350, 450 et 550. Ces véhicules auraient été exclus de l’entente, tout comme le Silverado de GM.

«Aucune justification n’était avancée, il s’agissait simplement d’une exclusion. On se serait donc concrètement orienté vers une série de conditions qui auraient rendu la production de moins en moins rentable au fil du temps», a souligné le premier ministre.

Dimanche, le Parti libéral n’a pas répondu à une demande de commentaires.

Nick Murray

Nick Murray

Journaliste