Politique

Carney a bien fait de signer un accord avec la Chine, dit Trump

C’est une «bonne chose», a-t-il dit.

Mis à jour le 

Publié le 

Le président Donald Trump crie pour se faire entendre en se dirigeant vers Marine One à l'extérieur de la Maison-Blanche, le vendredi 16 janvier 2026, à Washington. (Photo AP/Alex Brandon) Le président Donald Trump crie pour se faire entendre en se dirigeant vers Marine One à l'extérieur de la Maison-Blanche, le vendredi 16 janvier 2026, à Washington. Photo AP (Alex Brandon)

Bien que le président américain Donald Trump estime que l’accord commercial conclu par le premier ministre Mark Carney avec la Chine est une «bonne chose», son représentant au commerce prévient que le Canada pourrait regretter cette décision.

Interrogé par les journalistes sur cet accord au moment où il quittait la Maison-Blanche vendredi, M. Trump a répondu : «C’est OK.»

«C’est ce qu’il doit faire. C’est une bonne chose pour lui de signer un accord commercial, a-t-il déclaré. Si vous pouvez conclure un accord avec la Chine, vous devez le faire.»

Le Canada a conclu vendredi un accord avec Pékin visant à réduire les droits de douane sur un certain nombre de véhicules électriques chinois en échange d’une réduction des droits de douane chinois sur les produits agricoles, notamment le canola.

L’accord conclu par le Canada marque une rupture majeure avec les États-Unis au moment où Ottawa fait face à des droits de douane américains massifs qui ébranlent les industries canadiennes.

Les États-Unis ont imposé des droits de douane de 35 % à l’ensemble de l’économie canadienne, mais ces droits ne s’appliquent pas aux marchandises conformes à l’Accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, connu sous le nom d’ACEUM. Donald Trump a également mis en place des droits de douane spécifiques à certains secteurs, tels que l’acier, l’aluminium, le cuivre, le bois d’œuvre et les armoires.

En 2024, Ottawa a pris des mesures contre les véhicules électriques chinois afin de rester en phase avec les États-Unis, mais M. Carney a déclaré que le Canada devait de toute urgence diversifier ses échanges commerciaux.

«Il s’agit d’un partenariat qui reflète le monde tel qu’il est aujourd’hui, avec un engagement réaliste, respectueux et fondé sur les intérêts.»

—  Le premier ministre Mark Carney à Pékin

Donald Trump lui-même s’est montré ouvert aux investissements chinois dans l’automobile, à condition que les entreprises construisent aux États-Unis.

D’autres personnes de l’entourage du président ont exprimé leur scepticisme quant à l’ouverture du Canada envers la Chine.

Chris LaCivita, conseiller principal de la campagne présidentielle de Trump en 2024, a affirmé sur les réseaux sociaux qu’il était «stupide (...) que l’actuel premier ministre du Canada préconise un partenariat stratégique avec la Chine communiste».

Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a déclaré vendredi à CNBC que cela était «problématique pour le Canada» et que les droits de douane protégeaient les travailleurs américains de l’automobile contre les constructeurs automobiles chinois.

«À long terme, le Canada ne va pas être satisfait d’avoir conclu cet accord», a-t-il indiqué.

Il a ajouté que la dépendance du Canada vis-à-vis du commerce avec les États-Unis signifie que ces derniers auront toujours «un rôle démesuré dans cette économie».

Kelly Geraldine Malone

Kelly Geraldine Malone

Journaliste