Les 19 députés élus du Parti conservateur du Québec (PCQ) ont été assermentés ce jeudi à l’Assemblée nationale.
Après ceux du Parti libéral du Québec (PLQ), du Parti québécois (PQ) et de Québec solidaire (QS), les députés conservateurs font officiellement leur arrivée à Québec et font désormais partie du gouvernement de la province – une première sous le leadership de leur chef, Éric Duhaime.
Le chef conservateur a été accueilli par des applaudissements nourris alors que des «Éric, Éric, Éric!» se sont fait entendre.
Dans son discours, M. Duhaime a souligné que son parti sera le seul à «porter la voix autonomiste à Québec», ajoutant que «l’unanimisme» était terminé. Il a aussi
«Aujourd’hui, moment solennel et historique. Pour la première fois en 91 ans, un caucus de députés conservateurs sera assermenté à l’Assemblée nationale. L’espoir d’un Québec plus riche, de Québécois plus libres», a déclaré M. Duhaime dans un message publié sur les réseaux sociaux avant la cérémonie, dans un cliché où il pose devant l’ex-chef conservateur et ancien premier ministre Maurice Duplessis.
Le PCQ compte parmi ses rangs Éloïse Coulombe, la plus jeune députée de l’Assemblée nationale ainsi que Marcel Bouchard, le député le plus âgé à siéger au Salon bleu.
«On a la plus jeune femme élue dans l’histoire du Québec, la députée de Charlesbourg», s’est réjoui M. Duhaime, ajoutant que son parti avait aussi fait élire le député avec l’âge «le plus avancé de notre histoire parlementaire».
Le PQ déjà critiqué
La tenue de cet évènement coïncide avec la nomination des ministres qui constituent le cabinet du premier ministre St-Pierre Plamondon.
Le PCQ n’est d’ailleurs pas gêné pour critiquer certaines nominations, dont celle de Catherine Gentilcore qui a la responsabilité du ministère de l’Accession du Québec à l’Indépendance.
«Je suis très surpris que la numéro 2 du gouvernement péquiste ait pour mandat de travailler sur un référendum rejeté par la population. Les Québécois ont des préoccupations bien plus concrètes, et le gouvernement donne l’impression de ne pas les avoir entendues», a mentionné M. Duhaime mercredi.
