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Santé mentale, itinérance et jeunesse: le SPVM dévoile ses priorités pour 2026

Les défis seront multiples.

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Santé mentale, itinérance et jeunesse: le SPVM dévoile ses priorités pour 2026 Par Lili Mercure | Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, a dévoilé ses «grandes préoccupations» pour l’année 2026 mardi.

Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, a dévoilé ses «grandes préoccupations» pour l’année 2026 lors d’une conférence de presse mardi.

Au menu: les relations avec la population, la jeunesse, ainsi que les problématiques de santé mentale et l’itinérance. M. Dagher a lié ces deux enjeux et a évoqué un véritable «fléau».

«Je pensais vraiment qu’on allait vivre de quoi après la COVID-19, mais là, c’est un tsunami», a-t-il laissé tomber.

Le directeur du SPVM a tenu à mentionner que les intentions de son service et de la Ville de Montréal étaient particulièrement alignées face à cette thématique.

M. Dhager a également souligné que le visage de l’itinérance avait particulièrement changé au cours des dernières années et que de nouveaux profils avaient émergé. «[Il y a des] jeunes, [des] femmes, [des gens] qui n’ont pas de parcours en santé mentale, mais plutôt une difficulté financière et qui du coup, ont basculé dans la rue. Ça peut être monsieur, madame tout le monde», a-t-il insisté.

Le SPVM tentera donc de porter son attention sur ces clientèles en 2026.

Endiguer la violence chez les jeunes

Fady Dagher a aussi établi que la violence chez les jeunes serait l’un des points de mire de son organisation lors de l’année en cours.

«On va voir avec les responsables de la Ville au niveau de la jeunesse comment on peut avoir un forum de discussion […] Ce n’est pas le SPVM qui veut prendre le leadership là-dessus. C’est une responsabilité partagée de tout le monde», a-t-il révélé.

D’après lui, environ 5% de la jeunesse montréalaise pourrait être à risque de basculer dans une trajectoire violente.

Augmentation du sentiment d’insécurité

Le Grand Montréal est devenu l’une des villes les plus sécuritaires en Amérique du Nord, mais le sentiment d’insécurité des Montréalais est en croissance.

«Je vous avoue franchement que oui, dans les espaces publics, on remarque que le sentiment d’insécurité ce n’est pas qu’une perception, il est en augmentation», a reconnu Fady Dagher, expliquant cette augmentation de l’insécurité notamment par le fait que les gens sont davantage confrontés à des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale ou en crise sur la rue ou dans les transports en commun.

«Ça, c’est quand même vrai. C’est présent. Mais quand nous, on regarde nos statistiques, nos événements, franchement, en termes de faits, ça va beaucoup, beaucoup mieux. (…) Il y a quatre ans, les fusillades qu’il y avait à Montréal, c’est à presque chaque deux, trois jours. On n’en a presque plus.»

Fady Dagher ajoute que la polarisation des discours un peu partout, que ce soit en politique – où le discours sur la hausse de criminalité alimente certains discours populistes – ainsi que la diffusion en boucle d’événements criminels contribuent à faire augmenter l’insécurité.

Et pourtant, les données sont encourageantes. Le nombre d’incidents de violence armée a chuté de plus de la moitié sur le territoire du SPVM, passant de 214 en 2021 à 103 en 2025. Tout récemment, des nouvelles statistiques font état d’un taux d’homicides de 1,16 par 100 000 habitants dans le Grand Montréal, ce qui inclut Laval et Longueuil. «Nous sommes la grande ville qui a le plus bas taux d’homicides en Amérique du Nord, Canada et États-Unis. Alors quand on dit que la ville de Montréal est sécuritaire, ce ne sont pas des mots en l’air. 1,16, c’est remarquable» a-t-il fait valoir, rappelant que Montréal était en queue de peloton il y a une quarantaine d’années.

Nouvelles technologies

Parmi les autres données rendues publiques par l’état-major du corps policier, on apprend que 25 des 31 meurtres survenus sur son territoire en 2025 ont été résolus, un taux de réussite de plus de 80 %, et que huit autres meurtres survenus dans les années précédentes ont également été résolus, dont un remontant à 2008 grâce aux nouvelles technologies à la disposition des enquêteurs. Ceci a fait dire au directeur adjoint responsable des services spécialisés, David Bertrand, que «les auteurs de meurtres et autres crimes de violence se le tiennent pour dit: si vous n’êtes pas arrêtés sur le champ, nous finirons par vous identifier grâce à nos outils et nos techniques d’enquête. Tôt ou tard, vous répondrez de vos actes devant la justice.»

On a également pu apprendre que le SPVM utilise maintenant des drones non seulement pour la recherche de personnes disparues, mais aussi pour surveiller les automobilistes. «Nous avons aussi amorcé l’utilisation de drones dans le cadre d’opérations ciblées. Depuis les airs, ils permettent de détecter des infractions comme le non-respect de la signalisation, l’utilisation du téléphone au volant et l’interblocage», a raconté M. Bertrand.

Avec de l’information de Pierre Saint-Arnaud de La Presse canadienne