Le procès de David Tota, accusé de meurtre non prémédité de Josianne Faucher survenu en 2024, se poursuivait jeudi au palais de justice de Longueuil.
De mardi à jeudi, le jury a visionné des extraits de l’interrogatoire policier de sept heures auprès de l’accusé juste après son arrestation en avril 2024.
En avril 2024, les policiers avaient découvert la victime dans l’appartement situé au deuxième étage, à Candiac. Le décès de Josianne Faucher avait été constaté sur place.

Le suspect et ex-conjoint de Josianne Faucher avait été arrêté dans un hôtel près de l’aéroport international Montréal-Trudeau.
Selon l’autopsie, l’homme de 40 ans aurait porté 62 coups de couteau à la femme de 27 ans dans la nuit du 8 au 9 avril 2024, alors qu’il en avait rapporté seulement «deux ou trois» à la police.
Lors de l’interrogatoire avec les policiers en 2024, il a été notamment question de ce qu’il s’est passé après le crime et de l’arme utilisé, soit le couteau.
L’accusé disait ne pas se souvenir de ce qu’il avait fait de l’arme du crime, qui n’avait pas été retrouvé dans l’appartement. «D’après moi, je l’ai poignardée pis quand j’ai vu ce qui est arrivé, j’ai tout droppé», avait dit Tota aux policiers lors de son interrogatoire. «J’étais en mode panique, je ne savais même pas ce qui se passait.» Il a ajouté que la victime l’avait «poussé au maximum».

«J’étais prêt à me tuer, on comprends très bien mes remords. C’est pas moi qui devrait décider si quelqu’un vit ou quelqu’un meurt.»
— David Tota lors de son interrogatoire avec les policiers en avril 2024
Lors de son interrogatoire, l’accusé a évoqué également la relation houleuse avec la victime. Au moment des faits, ils n’étaient plus en couple, mais vivaient sous le même toit.
Un peu plus tard jeudi, des témoins devaient prendre la parole pour établir les déplacements de l’accusé. Les proches de la victime devraient également témoigner.
Le procès, qui s’est amorcé mardi matin, portera notamment sur l’état d’esprit de l’accusé.
Un drame qui a bouleversé les proches et la communauté
Julia Faucher, la soeur de la victime, avait confié à Noovo Info à l’époque qu’elle en voulait à M. Tota. Selon elle, il avait été violent à plusieurs reprises envers Josianne.
«J’ai appris récemment qu’il avait levé la main dessus. Apparemment, il l’avait déjà menacée au couteau», avait-elle révélé à Noovo Info. «Elle m’a dit qu’il lui avait déjà fendu la lèvre.»
Mme Faucher avait également raconté que sa petite sœur s’était isolée depuis un certain temps, malgré les recommandations de ses proches de couper les ponts avec M. Tota.
«On a essayé de lui dire d’aller porter plainte, mais probablement qu’elle pensait qu’elle allait être assez forte pour dealer avec.»

Ce drame avait autant ébranlé les proches de Josianne Faucher et toute la communauté de Candiac, notamment l’école primaire Plein-Soleil, située près du lieu où le corps a été découvert.
Julie Claire, une enseignante au primaire, avait révélé à Noovo Info que certains élèves étaient stressés et inquiets depuis l’événement. «Il a fallu les rassurer en disant qu’on était dans un bon quartier, que l’école est bien encadrée et bien protégée», avait-elle dit.

