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Policier qui urine sur un sans-abri: le chef du SPVM convoqué à l’hôtel de ville

«Nous ne demandons pas que les procédures judiciaires ou disciplinaires en cours soient compromises. Nous exigeons la transparence», a dit Ericka Alneus, cheffe de Projet Montréal.

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Policier qui urine sur un sans-abri: le chef du SPVM convoqué à l’hôtel de ville

Le chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, est convoqué à l’hôtel de ville par le parti d’opposition Projet Montréal afin de répondre aux allégations de plus en plus nombreuses d’abus de pouvoir commis par des policiers.

Le parti a déposé lundi matin une motion d’urgence demandant la tenue d’une réunion plénière du comité, affirmant que l’Hôtel de ville de Montréal a la «responsabilité d’exercer une surveillance et de veiller à la reddition de comptes».

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Il a exigé que M. Dagher comparaisse devant les conseillers municipaux dans les sept prochains jours.

«Nous avons des questions sérieuses à poser à M. Dagher concernant la culture organisationnelle, les mécanismes de surveillance interne et la capacité de l’organisation à prévenir et à contrer les comportements qui vont à l’encontre des valeurs de notre ville», a indiqué Ericka Alneus, cheffe de l’opposition officielle. «Nous ne pouvons pas fermer les yeux ni nous contenter d’attendre que le temps passe : la confiance entre la population et la police est en jeu.»

Cette initiative fait suite à des révélations selon lesquelles deux agents du SPVM du poste 21, qui couvre une grande partie du centre-ville de Montréal, ont été suspendus dans le cadre d’une enquête interne sur des allégations d’abus de pouvoir.

L’un des agents aurait délibérément uriné sur une personne en situation d’itinérance en pleine rue, tandis que le second se serait moqué d’un suspect qui avait été placé dans une «position humiliante» lors d’une arrestation.

Analyse: les policiers n’hésitent plus à dénoncer les gestes déplacés de leurs collègues Le collaborateur en affaires policières Yannick Dion croit que le fait que des policiers du SPVM ont dénoncé les gestes de leurs collègues est un pas dans la bonne direction.

«Peu importe notre code postal, voire même si nous n’avons pas d’adresse du tout, chaque personne a le droit d’être traitée avec dignité et respect par ceux qui sont chargés de nous protéger», a soutenu la cheffe de Projet Montréal. «Convoquer le chef du SPVM devant le conseil municipal dans les sept prochains jours constitue un exercice démocratique légitime. Nous ne demandons pas que les procédures judiciaires ou disciplinaires en cours soient compromises. Nous exigeons la transparence.»

Les allégations concernant le poste 21 font suite à la dissolution d’une unité de patrouille de nuit composée de 16 membres au poste 39 de Montréal-Nord, qui était accusée de fautes graves, notamment de profilage racial à l’égard des résidents et d’avoir coupé ou arraché les cheveux ou les tresses de certaines personnes pour les conserver comme «trophées».

Par conséquent, au moins quatre agents ont été suspendus, et les autres ont été répartis dans d’autres postes.

Les éléments de preuve recueillis lors de l’enquête préliminaire menée par le SPVM sur la situation au poste 39 ont été transmis au directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pour analyse.

Toute personne souhaitant signaler un comportement discriminatoire de la part d’un membre du SPVM est invitée à composer le 514-280-0200.