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Hausse de la violence chez les jeunes à Longueuil: plus de mesures sur le terrain

«La sécurité des jeunes exige une mobilisation collective. Nous pouvons intervenir, mais nous ne pouvons pas agir seuls.»

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Le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) a annoncé lundi des mesures supplémentaires sur le terrain en collaboration avec le Centre de services scolaire (CSS) Marie-Victorin et la Maison des jeunes L’Escalier en mon temps pour contrer la hausse de la violence chez les jeunes après plusieurs incidents violents survenus récemment sur le territoire.

Ces mesures visent notamment à assurer la sécurité immédiate dans et autour des écoles, à intervenir rapidement auprès des jeunes à risque, à responsabiliser les adolescents impliqués dans des comportements violents et à soutenir l’ensemble des élèves afin de maintenir un climat scolaire sécuritaire, selon un communiqué du corps policier.

«Nos policiers sont déjà sur le terrain et nous intensifierons nos actions dans les prochaines semaines», a dit Patrick Bélanger, directeur du SPAL.

«Notre objectif est clair: travailler en concertation avec nos partenaires pour mettre finaux comportements violents d’une minorité d’individus, réduire les risques pour tous les élèves et rétablir un environnement sûr dans les écoles et les quartiers.»

—  Patrick Bélanger, directeur du SPAL

Du côté du SPAL, il y aura plus de patrouilles à l’intérieur et autour des écoles ciblées, en uniforme et en civil. Il y aura des interventions ciblées dans les secteurs à plus haut risque. Le Groupe Contact sera déployé pour accompagner les jeunes de 12 à 17 ans présentant un risque de trajectoire délinquante, en plus de mettre en place la Stratégie Jeunesse appuyée par deux comités.

Au CSS Marie-Victorin, des ressources supplémentaires seront déployées pour renforcer la surveillance et la sécurité dans certains établissements. Les élèves à risque seront identifiés et un encadrement ciblé sera mis en place. Le CSS renforcera également l’accompagnement psychosocial offert aux élèves impliqués dans ce type d’incidents, avec un suivi individualisé auprès de ces derniers et de leurs familles. Des alternatives éducatives seront également proposées lorsque des sanctions sont nécessaires pour prévenir les ruptures scolaires.

À l’organisme Maison des jeunes L’Escalier en mon temps, les heures d’intervention sur le terrain seront augmentées de manière significative afin d’assurer une présence régulière et proactive dans les lieux fréquentés par les jeunes. Les intervenants effectueront un repérage précoce des situations de vulnérabilité et des facteurs de risque directement sur le terrain, tout en offrant des interventions immédiates et adaptées dans le milieu de vie des jeunes, selon leurs besoins et leur rythme. Un accompagnement personnalisé sera également offert, avec un référencement vers les ressources du milieu lorsque nécessaire.

Aux familles de jeunes de 12 à 17 ans présentant une trajectoire à risque, de solliciter l’aide des intervenants du Groupe Contact, joignables au 450 463-7207 ou par courriel: policegroupecontact@longueuil.quebec.

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Collaboration demandée des parents et élèves

Les autorités demandent également aux parents de demeurer attentifs aux comportements et aux fréquentations de leurs jeunes. Ils leur demandent aussi de communiquer régulièrement avec l’école et les autorités pour partager les informations.

«La sécurité et le bien-être de nos élèves demeure notre priorité absolue, et c’est pourquoi nous continuons d’agir et intensifions nos actions afin de prévenir et contrer la violence et l’intimidation chez nos jeunes» a lancé Gaëlle Absolonne, directrice générale du CSS Marie-Victorin. «Ensemble, nous avons la responsabilité de protéger nos élèves et de leur offrir des milieux d’apprentissage sécuritaires, bienveillants et porteurs d’espoir.»

Le SPAL demande aux jeunes d’éviter les situations dangereuses, de refuser la violence et de demander de l’aide si besoin.

«Les jeunes méritent de grandir en sécurité. C’est collectivement que nous pouvons prévenir la violence, encadrer ceux et celles qui en ont besoin et offrir un environnement sûr et bienveillant pour toutes et tous.»

—  Le SPAL par communiqué

Urgence d’agir

Selon le SPAL, cette situation est «préoccupante» même si elle concerne une «minorité» de jeunes. «Ces événements, auparavant isolés, se produisent maintenant avec une fréquence plus accrue», a-t-on déploré par communiqué, précisant que les jeunes sont en possession de différentes armes, dont des armes à feu, des armes blanches et machettes, du poivre de Cayenne, des imitations d’armes et armes à plomb.

Le corps policier rapporte que les crimes commis par des jeunes avec une arme ont augmenté de 64% entre 2021 et 2025. Le nombre de mineurs impliqués dans des infractions violentes a bondi de 42% durant la même période.

Selon le SPAL, les 12 à 17 ans représentent 19% des crimes violents sur le territoire. En 2025, un crime violent sur cinq a été le fait de jeunes appartenant à ce groupe d’âge.

La santé mentale des jeunes de 18 à 29 ans se détériore C'est ce que constate la Dre Mélissa Généreux qui présente les premiers résultats d'une enquête faite en décembre dernier.

Cette augmentation s’expliquerait par le changement lié à la situation pré-pandémique, a-t-on rapporté.

Sur le terrain, les organismes communautaires ont fait également le même constat. D’où l’importance de cette mobilisation concertée, visant à «rétablir un climat sécuritaire, prévenir les comportements à risque et intervenir tôt auprès des jeunes concernés», selon le SPAL.

«Nous sommes constamment sur le terrain et pleinement conscients de la montée des violences. La volonté est là, la mobilisation est forte, l’engagement est total et les projets sont prêts à être déployés», a dit Stéphanie Villarroel, coordonnatrice de la Maison des jeunes L’Escalier en mon temps, qui demande plus de soutien financier pour assurer la «pérennité des actions».

Rappelons que plusieurs événements inquiétants aux abords de l’école secondaire Antoine-Brossard ont été rapportés au SPAL et au CSS Marie-Victorin depuis le début de la rentrée scolaire.

Plus récemment, deux personnes ont été arrêtées après une agression armée survenue près de cette école. Le 21 janvier, un affrontement aurait dégénéré sur le boulevard de Rome près de la rue Milan, impliquant du poivre de cayenne, une arme blanche et au moins un coup de feu.

À toute personne détenant de l’information sur des événements violents impliquant des mineurs, notamment ceux filmés et diffusés sur les réseaux sociaux, de contacter le SPAL de façon anonyme via la ligne Info-Azimut au 450 646-8500 ou en ligne.